Fondation de l'abbaye 1150 (≈ 1150)
L'abbaye cistercienne de La Clarté-Dieu est fondée.
Début du XIVe siècle
Construction en pierre
Construction en pierre Début du XIVe siècle (≈ 1404)
Achèvement de l'église et du monastère en pierre.
XVIIe siècle
Aménagements conventuels
Aménagements conventuels XVIIe siècle (≈ 1750)
Rénovations et aménagements sous l'abbé Barthélemy de Grammont.
1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1932 (≈ 1932)
Inscription du reste de l'église comme monument historique.
1967
Classement du chœur
Classement du chœur 1967 (≈ 1967)
Classement du chœur et du transept comme monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Choeur et transept (à l'exclusion du clocher moderne) (cad. D 7) : classement par arrêté du 13 juillet 1967
Personnages clés
Barthélemy de Grammont
Abbé responsable des aménagements du couvent au XVIIe siècle.
Origine et histoire de l'Abbaye de La Clarté-Dieu
L'abbaye cistercienne de La Clarté-Dieu, fille de l'abbaye de Planselve et issue du rameau de Morimond de l'ordre de Cîteaux, fut fondée en 1150. Elle se situe à Eaunes, en Haute-Garonne, à environ six kilomètres au sud-est de Muret, dans un vallon au bord du ruisseau de la Grange. Les premiers bâtiments étaient probablement en bois ; la construction en pierre de l'église et du monastère s'acheva au début du XIVe siècle. L'ensemble fut pillé au siècle suivant et connut un premier déclin au début du XVIIe siècle, entraînant ventes de terres et restrictions. La Révolution de 1790 provoqua la dispersion des religieux et la liquidation des biens ; l'abbaye fut ensuite transformée en domaine agricole puis donnée à la congrégation Saint-Vincent-de-Paul. Au fil du temps, l'édifice a été amputé : il ne subsiste aujourd'hui que le chevet et le transept de l'église abbatiale, la nef s'étant effondrée et ayant été démolie dans les années 1974-1975. Le couvent, daté du XVIIe siècle, conserve des aménagements de la même époque réalisés sous l'abbé Barthélemy de Grammont. L'aire du cloître est attestée par une série d'arcades bouchées ; l'intérieur présente un escalier à volée droite orné d'une rampe du XVIIe siècle et des décors stuqués du XVIIIe siècle. Le chœur et le transept ont été classés monuments historiques en 1967, le reste de l'église étant inscrit depuis 1932. Le pigeonnier a été englobé dans un module de béton, et d'autres sources signalent sa destruction durant l'été 2013. La partie conventuelle abrite notamment une médiathèque aménagée dans le bâtiment historique.