Fondation de l'abbaye 1113 (≈ 1113)
L'abbaye de La Ferté est fondée comme première fille de l'abbaye de Cîteaux.
1777
Réaménagement intérieur
Réaménagement intérieur 1777 (≈ 1777)
L'architecte Rameau réaménage le décor intérieur du logis abbatial.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
L'abbaye est vendue à Jean-Marie et Joseph Passaut, puis à Jean-Baptiste Humblot.
5 juillet 1993
Classement historique
Classement historique 5 juillet 1993 (≈ 1993)
Le château est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis abbatial des XVIIe et XVIIIe siècles ; communs, y compris la chapelle ; orangerie ; mur de clôture ; emprise au sol de l'ancienne abbaye (cad. B 187 à 203, 421, 422) : classement par arrêté du 5 juillet 1993
Personnages clés
Jean-Baptiste Humblot
Député ayant acquis l'abbaye lors de sa vente comme bien national
Rameau
Architecte ayant réaménagé le décor intérieur en 1777
Louis Jacques Thénard
Chimiste dont les descendants ont possédé la propriété au XXe siècle
Origine et histoire de l'Abbaye de La Ferté
Le château de la Ferté‑sur‑Grosne, situé sur la commune de Saint‑Ambreuil en Saône‑et‑Loire, occupe le site d’une ancienne abbaye cistercienne près de la Grosne. L’abbaye de La Ferté est la première fille de l’abbaye de Cîteaux, fondée en 1113. L’édifice a d’abord servi de logis abbatial jusqu’à la Révolution française ; son décor intérieur a été réaménagé par l’architecte Rameau en 1777. La disparition des bâtiments religieux environnants a conduit à son classement parmi les châteaux de la région. Depuis une vingtaine d’années, il fait partie des quatorze lieux d’exception ouverts au public au sein de « La Route des châteaux en Bourgogne du Sud ». Classé au titre des monuments historiques depuis le 5 juillet 1993, il reste une propriété privée appartenant aux descendants du député Jean‑Baptiste Humblot. Architectoniquement, la construction présente un long bâtiment de plan rectangulaire flanqué, aux extrémités de sa façade ouest, de deux pavillons légèrement plus élevés et, au centre, d’un avant‑corps robuste de trois travées. Le rez‑de‑chaussée et les chaînes d’angle sont traités en bossage en table et sont surmontés de vases d’ornement. Des pilastres ioniques montent de part et d’autre des fenêtres de l’étage ; leurs socles reposent sur une corniche qui forme devant chaque fenêtre un petit balcon équipé d’un appui‑corps en fer forgé. Ces pilastres, prolongés par des tables à gouttes, soutiennent un épais entablement couronné d’un grand fronton orné d’un cartouche entouré d’enroulements et de feuillages. Des jardins à l’anglaise ont été aménagés à l’emplacement des bâtiments disparus. En 1791, l’ensemble fut vendu à Jean‑Marie et Joseph Passaut, qui le revendèrent trois jours plus tard à Jean‑Baptiste Humblot en se réservant la moitié des matériaux provenant de la démolition de l’église et des bâtiments occupant deux côtés du quadrilatère entourant le cloître ; le logis abbatial situé à l’ouest fut laissé à l’acquéreur. Au XXe siècle, la propriété appartint au baron A. Thenard, descendant du chimiste Louis Jacques Thénard ; le grand‑père de son épouse, Jean‑Baptiste Humblot, avait acheté l’abbaye lors de sa vente comme bien national.