Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron à Thiron-Gardais dans l'Eure-et-Loir
Patrimoine classéPatrimoine religieuxAbbaye
Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron
Rue de l'Abbaye
28480 Thiron-Gardais
Crédit photo : Thomas de Castilla - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'une association ; propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye XIIe siècle (≈ 1250)
L'abbaye est fondée par saint Bernard de Ponthieu et devient un foyer monastique influent.
XVIIe siècle
Réforme mauriste
Réforme mauriste XVIIe siècle (≈ 1750)
Des religieux de l'ordre de Saint-Maur réorganisent le patrimoine et transforment les bâtiments.
XVIIIe siècle
Création du collège
Création du collège XVIIIe siècle (≈ 1850)
Fondation d'un collège devenu école royale militaire en 1776.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 18 juillet 1912 - Façades et toitures du presbytère attenant (cad. AB 63) : inscription par arrêté du 17 octobre 1962 - La grange dîmière en totalité (cad. AB 24) ; les façades et toitures des bâtiments de communs appartenant à l'abbaye (boulangerie, moulin, maison du médecin laïc, étable) (cad. AB 26, 34) ; les façades et toitures du pigeonnier (cad. AB 62) ; les façades et toitures de la tour de guet (cad. AB 336) ; les façades et toitures du collège et des bâtiments des classes (cad. AB 67, 70) ; les vestiges d'aménagements hydrauliques, les vestiges du mur d'enceinte et les sols des parcelles constituant l'enclos abbatial (cad. AB 17 à 34, 66 à 70) : inscription par arrêté du 28 septembre 2001 ; Les bâtiments appartenant à l'enclos abbatial soit les façades et toitures de la maison du gardien ou du geôlier, les façades et toitures des grandes remises du collège, les façades et toitures de l'ancienne salle d'escrime et de danse du collège royal et militaire, les façades et toitures de la maison du portier, les façades et toitures de la maison du receveur, les façades et toitures de la maison du tailleur, situés 12 rue de l’Étang, 21, 23, 25, 27 rue du commerce, 2, 6b rue de l'Abbaye, et figurant au cadastre section AB 36, 74 à 78 et 355 : inscription par arrêté du 2 novembre 2020
Personnages clés
Saint Bernard de Ponthieu
Fondateur de l'abbaye au début du XIIe siècle.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
Origine et histoire de l'Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron
L’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, devenue abbaye royale dès 1122, s’est rapidement imposée comme un foyer monastique actif : la communauté a fondé de nombreuses abbayes et prieurés en France, en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Fondée au début du XIIe siècle par saint Bernard de Ponthieu, elle s’est développée grâce au soutien de protecteurs royaux et seigneuriaux. Les guerres de la fin du Moyen Âge et l’affaiblissement de l’observance bénédictine entraînèrent un déclin de son influence. En 1629, des religieux de l’ordre réformé de Saint-Maur furent installés ; ils réorganisèrent le patrimoine foncier et entreprirent d’importantes transformations des bâtiments conventuels. Fidèles à leur pratique, les Mauristes fondèrent aussi un collège qui, bien qu’élevé à la dignité d’école royale militaire en 1776, ne connut pas le développement ambitieux que les projets du XVIIe siècle laissaient espérer. La Révolution mit un terme à la vie conventuelle : les bâtiments conventuels et le collège furent vendus comme biens nationaux. Le collège échappa aux destructions, tandis que le cloître et certains communs disparurent. Aujourd’hui, sont encore visibles la grange dîmière, la maison du médecin laïc, le moulin, la boulangerie et une étable ; les aménagements hydrauliques subsistent également. Ces éléments témoignent de la disposition d’un enclos abbatial resté en grande partie sans modifications majeures depuis le XVIIIe siècle. Le bâtiment du collège, d’une composition plus soignée, paraît avoir conservé ses aménagements intérieurs.