Abbaye de La Séauve-Bénite à La Séauve-sur-Semène en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de La Séauve-Bénite

  • Place de l'Abbaye
  • 43140 La Séauve-sur-Semène
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Abbaye de La Séauve-Bénite
Crédit photo : hengshan - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1255 ou 1256
Érection en abbaye
Fin du XIIe siècle ou début du XIIIe siècle
Fondation de l'abbaye
XIIIe siècle
Ajout du clocher gothique
XVe siècle
Renouvellement et expansion
1594
Siège pendant les guerres de Religion
1600 ou 1602
Incendie dévastateur
1764 ou 1767
Fusion avec l'abbaye de Clavas
1790
Vente comme bien national
1821 ou 1822
Aménagement d'une chapelle domestique
1894
Rachat par l'entreprise Cathaud
Fin du XVIIIe siècle
Reconstruction de l'abbaye
1971
Acquisition par la commune
15 septembre 1993
Inscription aux monuments historiques
2001
Reconversion en logements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abbaye (cad. A 888) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993

Personnages clés

Marguerite Religieuse vénérée pour ses visions et béatifiée en 1273.
Joseph-Balthazar Bonnet de Treyches Conventionnel ayant acheté l'abbaye comme bien national.
Marguerite-Laure de Fumel Abbesse nommée après la fusion avec l'abbaye de Clavas.
Agathe Première prieure nommée en 1228.
Aygline Première abbesse lors de l'érection en abbaye en 1255.

Origine et histoire de l'Abbaye de La Séauve-Bénite

L'abbaye de la Sauve-Bénite est un ancien monastère de moniales cisterciennes situé à La Séauve-sur-Semène, en Haute-Loire. Sa fondation remonterait à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle, période d'expansion de l'ordre de Cîteaux. La filiation est rattachée à Mazan, mais l'identité du donateur reste incertaine : comtes de Forez ou seigneurs de Saint-Didier sont avancés, Philippe Peyron privilégiant Jaucerand I de Saint-Didier. Une religieuse nommée Marguerite, réputée pour ses visions et béatifiée, fut vénérée dès 1273 ; son identité exacte (Marguerite d'Angleterre ou Marguerite Langlois) fait l'objet de débats. Le prieuré fut érigé en abbaye indépendante en 1255 ou 1256. Un village se développa dès le bas Moyen Âge sur la rive de la Semène proche de l'abbaye. L'établissement fut fortifié et put résister à des attaques pendant les guerres de Religion : un siège en juillet 1594 est documenté. Un incendie au début du XVIIe siècle, daté par les sources en 1600 ou 1602, détruisit l'essentiel des bâtiments ; une reconstruction intervient à la fin du XVIIIe siècle. En 1764 ou 1767, la fermeture de l'abbaye de Clavas entraîna l'arrivée de ses six moniales et la nomination de Marguerite-Laure de Fumel comme abbesse des deux communautés réunies. À la Révolution, le monastère fut vendu comme bien national au conventionnel Joseph-Balthazar Bonnet de Treyches, qui fit raser l'église abbatiale. Au début du XIXe siècle, une chapelle domestique ou oratoire fut aménagée sur une partie de l'ancien édifice ecclésial (1821 ou 1822 selon les sources). Les bâtiments conventuels furent transformés en ateliers textiles au XIXe siècle ; l'installation d'entreprises de confection et de tissage entraîna la destruction des décors intérieurs et de nombreuses cloisons. L'entreprise Cathaud racheta l'ensemble en 1894 et y développa une activité textile parfois critiquée pour ses pratiques sociales, notamment concernant le travail des enfants. L'abbaye se compose de trois corps de bâtiments en U entourant une cour correspondant à l'ancien cloître, aujourd'hui couverte ; la quatrième aile, correspondant à la chapelle, a été démolie. Au rez-de-chaussée, une partie des dispositions initiales subsiste : l'église était orientée au nord du cloître et ce dernier comportait quatre galeries, dont trois sont conservées. Le premier étage était à l'origine entièrement compartimenté en cellules destinées aux religieuses ; l'aile ouest et l'aile nord conservent quelques chambres intactes. La commune acquit l'ensemble en 1971 ; l'abbaye a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 15 septembre 1993 et restaurée par la suite. Après restauration, le site a été reconverti en 47 logements en 2001, et la communauté de communes Loire et Semène y a installé son siège. La Gallia Christiana mentionne trente abbesses : la première prieure nommée est Agathe en 1228, Aygline devient abbesse lors de l'érection en 1255, et deux abbesses nommées Marguerite sont documentées en 1594 et à la fin de l'Ancien Régime.

Liens externes