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Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise romane

Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches

  • Place du Maréchal-Leclerc
  • 37600 Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches
Crédit photo : ManuD - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
37600 Beaulieu-lès-Loches, Place du Maréchal-Leclerc

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1007
Fondation par Foulque Nerra
1052
Consécration de l'abbatiale romane
1163-1170
Construction du clocher
1359 et 1412
Destructions pendant la guerre de Cent Ans
1662
Réforme de Saint-Maur
1944
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade et les toitures ainsi que la salle du Conseil de la Mairie : inscription par arrêté du 11 décembre 1944

Personnages clés

Foulque Nerra - Comte d'Anjou et fondateur Créa l'abbaye après un pèlerinage en 1007.
Geoffroy Martel - Fils de Foulque Nerra Reconstruisit l'abbatiale vers 1052.
Jean Bernard - Abbé puis archevêque de Tours Confirma les privilèges de l'abbaye en 1441.
Louis Voyer d'Argenson - Abbé commendataire Introduisit la réforme de Saint-Maur en 1662.
Charles Boileau - Abbé et académicien Membre de l'Académie française au XVIIe siècle.
Arnaud de Saint-Jouan - Architecte en chef Dirigea la restauration du clocher (2016-2018).

Origine et histoire de l'Abbaye de la Trinité

L'abbaye de la Trinité de Beaulieu-lès-Loches a été fondée vers 1007 par Foulque Nerra, comte d'Anjou, à son retour d'un pèlerinage en Terre sainte. Ce dernier, cherchant à expier ses crimes, dota l'abbaye de reliques du Saint-Sépulcre et de privilèges exceptionnels, comme le droit de battre monnaie. L'église initiale, à nef unique de 14 mètres de largeur, fut consacrée soit en 1007, soit en 1012, par le légat du pape Jean XVIII, après le refus de l'évêque de Tours. Un ouragan détruisit sa charpente peu après, nécessitant une reconstruction avec des voûtes de pierre et une division en trois vaisseaux.

Au XIe siècle, Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, reconstruisit l'abbatiale pour abriter le tombeau de son père. Ce nouvel édifice, l'une des plus grandes églises romanes de France, fut probablement consacré en 1052. Son clocher de 61 mètres, construit entre 1163 et 1170, témoigne de son prestige. L'abbaye subit de nombreux pillages et destructions, notamment pendant la guerre de Cent Ans (1359, 1412) et les guerres de Religion (1562). Malgré des reconstructions partielles aux XVe et XVIe siècles, seule une partie de la nef subsista.

Au XVIIe siècle, l'abbé Louis Voyer d'Argenson introduisit la réforme de Saint-Maur en 1662, modernisant les bâtiments conventuels. Le clocher, menacé de ruine, fut restauré entre 2016 et 2018. L'église, devenue paroissiale après la Révolution sous le vocable de Saint-Pierre-Saint-Paul, conserve des éléments romanes et des traces de son histoire tourmentée. Elle fut classée monument historique en 1944, préservant ainsi un patrimoine architectural et spirituel majeur de la Touraine.

Les abbés marquants incluent Foulque Nerra, fondateur, et Geoffroy Martel, reconstructeur, ainsi que des figures comme Jean Bernard, archevêque de Tours, ou Charles Boileau, membre de l'Académie française. Les chartes de fondation, étudiées par des historiens comme Louis Halphen et John Ottaway, révèlent l'importance politique et religieuse de l'abbaye, liée aux comtes d'Anjou et à la papauté.

L'architecture de l'abbaye reflète des influences variées, des voûtes romanes aux modifications gothiques et classiques. La nef, initialement conçue pour une charpente, fut adaptée pour des voûtes en pierre, illustrant les évolutions techniques médiévales. Le clocher, symbole de sa puissance, domine toujours le paysage de Beaulieu-lès-Loches, rappelant son rôle central dans l'histoire locale et régionale.

Liens externes

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