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Abbaye de Masevaux à Masevaux dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Masevaux

  • 9 Place des Alliés
  • 68290 Masevaux-Niederbruck
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Abbaye de Masevaux
Crédit photo : Rauenstein - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
0 Place des Alliés (Masevaux) 68290 Masevaux-Niederbruck

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
1300
1400
1700
1800
1900
2000
720–780
Fondation de la première église
1353
Reconstruction du chœur
1780–1790
Construction des maisons de chanoinesses
1798
Vente des biens de l’abbaye
1859
Incendie de la nef
1898
Classement de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle : classement par arrêté du 6 décembre 1898

Personnages clés

Prince Mason - Fondateur légendaire Frère du comte Eberhard de Murbach.
François-Martin Burger - Architecte Concepteur des maisons de chanoinesses.
Jean-Baptiste Kléber - Collaborateur architecte Dirigea les travaux en 1781.
Abbesse anonyme (1780) - Commanditaire des constructions Lança le projet des neuf maisons.
Nicolas Koechlin - Industriel mulhousien Acheta jardins et communs au XIXe.

Origine et histoire de l'Abbaye

L'abbaye de Masevaux, située à Masevaux-Niederbruck dans le Haut-Rhin, fut fondée selon la tradition par le prince Mason, frère du comte Eberhard, fondateur de l'abbaye de Murbach. Initialement monastère de bénédictines, il devint rapidement un chapitre de dames nobles dirigé par une abbesse. La première église, construite entre 720 et 780, fut remplacée par une église romane, puis le chœur fut reconstruit au XIVe siècle (à partir de 1353).

En 1780, l'abbesse lança la construction de neuf maisons pour les chanoinesses, projet conçu par François-Martin Burger et Jean-Baptiste Kléber. Sept maisons furent achevées avant que la Révolution n’interrompe les travaux en 1790. Les biens de l’abbaye furent vendus en 1798, et l’église abbatiale devint paroissiale avant d’être partiellement détruite par un incendie en 1859. Le chœur, restauré en 1881, servit de tribunal cantonal puis abrite aujourd’hui des bureaux administratifs.

Les bâtiments conventuels, dont le logis de l’abbesse remanié au XVIIIe siècle, furent en partie conservés. Certains éléments décoratifs, comme des lambris sculptés, furent déplacés après la Révolution vers l’église abbatiale ou le musée de Mulhouse. L’abbaye illustre ainsi les transformations architecturales et sociales liées aux révolutions politique et industrielle, avec des réaffectations successives de ses espaces.

La chapelle, classée monument historique en 1898, est le seul élément encore protégé. Les autres parties, comme les maisons des chanoinesses ou le domaine de l’abbaye (ancien logis transformé en usine textile au XIXe siècle), sont aujourd’hui occupées par des logements ou des entreprises. Le buste-reliquaire de saint Léger, emblème de l’abbaye, fut emporté en 1790 à Fribourg-en-Brisgau, puis à Lucerne en Suisse.

L’histoire de l’abbaye reflète les bouleversements religieux et politiques de l’Alsace, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa sécularisation sous la Révolution. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, témoignent de son importance passée comme centre spirituel et seigneurial, avant sa reconversion en espace civil et économique.

Liens externes

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