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Abbaye de Noyers à Nouâtre en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye

Abbaye de Noyers

    Rue de l'Abbaye Noyers
    37800 Nouâtre
Propriété privée
Crédit photo : Michel Germain (1645–1694) Autres noms Dom Germain - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1032
Consécration de l'église
1542-1544
Construction du jubé Renaissance
1562
Dévastation par les Protestants
1760
Reconstruction des bâtiments claustraux
1791
Suppression de l’abbaye
1964 et 1971
Classement et inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges de la salle capitulaire (cad. A 355, lieudit Noyers) : classement par arrêté du 24 novembre 1964 - Le porche ; la façade sud du bâtiment conventuel et la toiture correspondante (cad. A 94) : inscription par arrêté du 15 octobre 1971

Personnages clés

Robert le Pieux - Fondateur royal Roi de France, fondateur présumé.
François de Mauny - Abbé commendataire (1542) Reconstruit logis abbatial et jubé Renaissance.
Urbain-René de Hercé - Dernier abbé (1761-1790) Évêque-comte de Dol, présent à la suppression.
Henri IV - Roi de France Séjourna trois jours en 1587.

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame de Noyers, édifiée au XIe siècle sur le territoire de Nouâtre (Indre-et-Loire), fut l’un des monastères les plus marquants de Basse-Touraine et du Châtelleraudais. Centre religieux, moral et agricole majeur, elle attira des personnalités comme les légats du pape ou Henri IV, qui y séjourna en 1587. Ses revenus considérables reflétaient son importance régionale, mêlant pouvoir spirituel et temporal.

L’église abbatiale, construite vers 1032 avec des pierres locales, fut agrandie et restaurée à plusieurs reprises. Son architecture mêlait styles roman (abside du XIe siècle), gothique (nef et chapelles du XIIe siècle), et Renaissance (jubé ajouté en 1542-1544 par l’abbé François de Mauny). Un clocher remplaça un narthex du XIIe siècle, tandis que les bâtiments claustraux, détruits pendant la Révolution, furent rebâtis en 1760. Seuls subsistent aujourd’hui le portail monumental aux armes de France, l’ancien réfectoire, et le logement abbatial.

Ravagée par les Protestants en 1562, l’abbaye fut supprimée en 1791. Son église fortifiée fut rasée, et ses bâtiments vendus comme biens nationaux. Parmi les vestiges protégés figurent la salle capitulaire (classée en 1964), le porche, et la façade sud du bâtiment conventuel (inscrits en 1971). Ces éléments rappellent son passé royal, fondé par Robert le Pieux, et son rôle central dans l’histoire monastique tourangelle.

Les abbés commendataires marquèrent son histoire, comme François de Mauny (1542), reconstructeur du logis abbatial et du jubé, ou Mgr Urbain-René de Hercé (1761-1790), dernier évêque-comte de Dol-de-Bretagne avant la Révolution. Les archives et chartes médiévales, étudiées par des historiens comme l’abbé Casimir Chevalier, témoignent de son rayonnement aux XIe et XIIe siècles.

Liens externes