Frise chronologique
662
Fondation du monastère
Fondation du monastère
662 (≈ 662)
Création par saint Philibert pour les femmes.
704
Mort de sainte Austreberthe
Mort de sainte Austreberthe
704 (≈ 704)
Première abbesse, constructrice des églises.
IXe siècle
Destruction par les Normands
Destruction par les Normands
IXe siècle (≈ 950)
Fuite des religieuses vers Montreuil.
1090
Restauration du prieuré
Restauration du prieuré
1090 (≈ 1090)
Reconstruction par Gautier I de la Trinité.
1717
Abandon du site
Abandon du site
1717 (≈ 1717)
Départ définitif des religieuses.
1860
Réouverture au culte
Réouverture au culte
1860 (≈ 1860)
Rachat et restauration de la chapelle.
26 mars 1934
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 mars 1934 (≈ 1934)
Protection de la chapelle Sainte-Austreberthe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Austreberte, dans l'Hospice : inscription par arrêté du 26 mars 1934
Personnages clés
| Saint Philibert - Fondateur de l’abbaye |
Abbé de Jumièges, créateur du monastère en 662. |
| Sainte Austreberthe - Première abbesse |
Dirigea Pavilly jusqu’en 704, bâtisseuse d’églises. |
| Gautier I - Abbé restaurateur |
Reconstruit le prieuré au XIe siècle. |
Origine et histoire
L’abbaye de Pavilly fut fondée en 662 par saint Philibert, abbé de Jumièges, comme monastère dédié aux femmes. Sainte Austreberthe, première abbesse venue de Port-le-Grand, y dirigea la communauté jusqu’à sa mort en 704. Elle fit ériger trois églises (Vierge, saint Martin, saint Pierre), avant que le site ne soit ravagé par les Normands au IXe siècle, forçant les religieuses à fuir vers Montreuil, où elles fondèrent l’abbaye Sainte-Austreberthe.
Au 4e quart du XIe siècle, l’abbé Gautier I de la Trinité du Mont restaura un prieuré sur les ruines, reconstruisant notamment l’église. Abandonnée en 1717, la chapelle fut rachetée et rouverte au culte en 1860. Son inscription aux Monuments Historiques en 1934 protège ce vestige du XIe siècle, tandis que le trésor d’art sacré des religieuses, incluant la crosse de sainte Austreberthe (VIIe–XVIIIe siècle), est conservé à Montreuil.
Le site, aujourd’hui propriété d’une association, témoigne de près de 1 400 ans d’histoire monastique, marquée par des destructions, des reconstructions et des déplacements de communautés religieuses. La chapelle Sainte-Austreberthe, unique élément protégé, incarne la persistance du culte malgré les bouleversements historiques, des invasions vikings à la Révolution industrielle.