Dispersion de la communauté 1792 (≈ 1792)
Pendant la Révolution française, la communauté monastique de Pradines est dispersée, comme de nombreuses autres institutions religieuses.
1818
Refondation de l'abbaye
Refondation de l'abbaye 1818 (≈ 1818)
La mère Thérèse de Bavoz obtient la reconnaissance de la refondation de l'abbaye par le cardinal Fesch, marquant le début d'une nouvelle ère pour la communauté.
1838
Décès de Thérèse de Bavoz
Décès de Thérèse de Bavoz 1838 (≈ 1838)
La fondatrice de la communauté de Pradines décède, laissant un héritage spirituel et monastique durable.
1855
Publication du cérémonial monastique
Publication du cérémonial monastique 1855 (≈ 1855)
Le cérémonial monastique de Pradines est publié sous la direction de l'abbé Plantier et approuvé par le cardinal de Bonald.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Thérèse de Bavoz
Array
Cardinal Fesch
Array
Abbé Plantier
Array
Cardinal de Bonald
Array
Origine et histoire de l'Abbaye
L'abbaye Saint-Pierre de Pradines est une abbaye bénédictine située dans le département de la Loire, en France. Fondée à une date précise non mentionnée dans les sources, elle s'inscrit dans la tradition monastique bénédictine, marquée par la règle de saint Benoît de Nursie. Bien que son origine exacte ne soit pas clairement établie, son histoire est profondément liée aux bouleversements politiques et religieux de la France, notamment à la Révolution française et à la restauration monastique du XIXe siècle.
À la Révolution française, en 1792, la communauté monastique de Pradines est dispersée, comme tant d'autres institutions religieuses de l'époque. Ce n'est qu'au début du XIXe siècle, sous le Consulat, que l'abbaye connaît une refondation grâce à l'impulsion de la mère Thérèse de Bavoz. Cette figure charismatique, née en 1768 et décédée en 1838, joue un rôle central dans la renaissance de la vie monastique à Pradines. Elle obtient la reconnaissance de cette refondation du cardinal Fesch en 1818, marquant ainsi un tournant dans l'histoire de l'abbaye. Thérèse de Bavoz ne se limite pas à Pradines : elle œuvre également à la restauration d'autres abbayes, comme Saint-Joseph de la Rochette, Notre-Dame de Jouarre et Saint-Jean-d'Angély, contribuant ainsi à la revitalisation du mouvement bénédictin en France.
Aujourd'hui, l'abbaye Saint-Pierre de Pradines abrite une communauté d'une quarantaine de moniales qui perpétuent la tradition bénédictine. La vie monastique y est rythmée par les heures canoniales, et les moniales vivent de leur travail, notamment à travers l'imprimerie, la réalisation d'ornements liturgiques et l'accueil des retraitants. Cette activité économique et spirituelle témoigne de l'adaptation constante de l'abbaye aux défis du temps, tout en préservant son héritage historique et religieux. L'abbaye est également connue pour son cérémonial monastique, rédigé sous la direction de l'abbé Plantier et approuvé par le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, en 1855.
L'abbaye de Pradines incarne ainsi un lien vivant entre le passé et le présent, entre la tradition monastique et les réalités contemporaines. Son histoire, marquée par les épreuves et les renaissances, en fait un lieu de mémoire et de spiritualité, où se mêlent l'héritage historique et la vitalité actuelle de la communauté bénédictine.