Frise chronologique
1179 et 1186
Confirmations pontificales
Confirmations pontificales
1179 et 1186 (≈ 1186)
Reconnaissance officielle par le pape.
XIIe siècle
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
XIIe siècle (≈ 1250)
Par Hadwige, épouse de Thierry d'Apremont.
1726
Séjour de Charles Louis Hugo
Séjour de Charles Louis Hugo
1726 (≈ 1726)
Abbé exilé accueilli par l’abbé Habert.
1729
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1729 (≈ 1729)
Dirigée par Nicolas Pierson, style classique.
1791
Suppression révolutionnaire
Suppression révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Vente des biens et démolition partielle.
12 juillet 1965
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1965 (≈ 1965)
Protection des bâtiments et du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abbaye de Rangeval (ancienne) , dans son ensemble (cad. C 96, 107, 81 à 85, 88) : classement par arrêté du 12 juillet 1965
Personnages clés
| Hadwige - Fondatrice de l’abbaye |
Épouse de Thierry d'Apremont, XIIe siècle. |
| Thierry d'Apremont - Seigneur local |
Mari d’Hadwige, lié à la fondation. |
| Nicolas Pierson - Architecte du XVIIIe siècle |
Reconstruit l’abbaye en style classique. |
| Charles Louis Hugo - Abbé prémontré exilé |
Séjour en 1726 sous protection. |
| Abbé Habert - Abbé de Rangéval |
Accueillit Charles Louis Hugo. |
| Nicolas Rolain - Entrepreneur en 1760 |
Acheta 5 000 tuiles pour Commercy. |
Origine et histoire
L'abbaye de Rangéval, ou abbaye Sainte-Marie-Madeleine, fut fondée au XIIe siècle par Hadwige, épouse de Thierry d'Apremont, pour l'ordre des Prémontrés. Elle reçut des confirmations pontificales en 1179 et 1186, et abritait des reliques prestigieuses comme les langes de l'Enfant-Jésus ou le chef de saint Matthieu. Placée sous le patronage de Notre-Dame et de sainte Madeleine, elle fut un lieu spirituel majeur jusqu’à sa suppression en 1791 pendant la Révolution, lorsque ses biens furent vendus et son église démantelée.
Au XVIIIe siècle, l’abbaye fut reconstruite dans un style classique sous la direction de l’architecte Nicolas Pierson (à partir de 1729). Les bâtiments actuels, incluant un cloître voûté d’ogives, une salle capitulaire à colonnes corinthiennes et un grand escalier, témoignent de cette période. L’abbaye accueillit aussi en 1726 le père Charles Louis Hugo, abbé prémontré exilé par le duc de Lorraine, qui y séjournait sous la protection de l’abbé Habert.
Classée monument historique en 1965, l’abbaye conserve aujourd’hui son demi-cloître et son logis classique. Propriété privée, elle s’ouvre au public lors des Journées du patrimoine et des Rendez-vous aux jardins. Son mur d’enceinte imposant (3 à 4 mètres), marqué de croix gravées, et ses jardins classés Natura 2000 (avec 200 variétés d’arbres fruitiers) rappellent son passé monastique. Une tuilerie voisine, active dès 1760, approvisionnait la région en tuiles estampillées d’un « R ».