Abandon pendant les guerres XVIe siècle (≈ 1650)
Début des ruines après conflits.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique 1927 (≈ 1927)
Protection officielle des vestiges.
1997
Effondrement de l’abside
Effondrement de l’abside 1997 (≈ 1997)
Détérioration récente du site.
2022
Revente par Lafarge
Revente par Lafarge 2022 (≈ 2022)
Changement de propriétaire industriel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abbaye de Rompon (restes) (cad. A 66, 69) : inscription par arrêté du 31 mai 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun personnage.
Origine et histoire
L’abbaye Saint-Pierre, surnommée localement « couvent des Chèvres », est une ancienne abbaye bénédictine située au Pouzin, dans le département de l’Ardèche. Ses ruines imposantes, notamment le mur sud de la nef avec un escalier à vis et des éléments des trois absides, datent principalement de sa reconstruction au XIIe siècle dans un style roman. Le site, perché sur un plateau dominant le village et le confluent du Rhône et de la Drôme, était déjà occupé dès le Ve siècle par une forteresse rurale tardo-antique entourée de remparts couvrant 5 hectares. Une église pourrait y avoir existé dès cette époque, comme le suggère sa mention dans la Charta vetus au VIIe siècle.
En 977, grâce à une donation, l’église dédiée à saint Pierre devient un prieuré dépendant de l’ordre de Cluny. Au début du XIIe siècle (1112), le prieuré dirige huit paroisses entre Le Pouzin, La Voulte-sur-Rhône et Privas, générant des revenus substantiels. Il abrite alors un prieur et douze moines. L’église est rebâtie dans le style roman durant cette période, et ce sont ces vestiges qui subsistent aujourd’hui. Le déclin commence aux XVIe siècle, pendant les guerres de Religion, lorsque le prieuré est abandonné et tombe en ruine. Son abside s’effondre définitivement en 1997.
Classée monument historique en 1927, l’abbaye est acquise par Lafarge Granulats avant d’être revendue en 2022. Aujourd’hui, elle est menacée par l’expansion des carrières voisines exploitées par l’entreprise Delmonico-Dorel. Le site illustre à la fois l’héritage religieux médiéval de l’Ardèche et les défis contemporains de préservation du patrimoine face aux activités industrielles.
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