Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre à Vigneulles-lès-Hattonchâtel dans la Meuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre

  • Rue Miss Skinner
  • 55210 Vigneulles-lès-Hattonchâtel
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre
Crédit photo : François BERNARDIN - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée
55210 Vigneulles-lès-Hattonchâtel, Rue Miss Skinner

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1128
Fondation bénédictine
1132
Devenue cistercienne
1740
Reconstruction classique
1789
Fermeture révolutionnaire
24 septembre 1918
Destruction lors de la Grande Guerre
9 octobre 2024
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines de l’ancienne abbaye de Saint-Benoit-en-Woëvre, en totalité, incluant : les vestiges en élévation de l’aile ouest ; l’assiette du palais abbatial ; le sous-sol, soit les parcelles 74 et 75 du secteur 455 A du cadastre communal, sise rue du château, parcelles 74 et 75, figurant au cadastre section 455 A, conformément au plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 9 octobre 2024 ; Les ruines de l'ancienne abbaye de Saint-Benoit-en-Woëvre, en totalité, incluant : les vestiges en élévation de l'aile ouest ; l'assiette du palais abbatial ; le sous-sol, soit les parcelles 74 et 75 du secteur 455 A du cadastre communal, sise rue du château, parcelles 74 et 75, figurant au cadastre section 455 A, conformément au plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 15 mai 2025

Personnages clés

Airard (ou Aderard) - Fondateur Fils du comte Hugues de Rinel, donateur en 1128.
Albert - Premier abbé (1128–1129) Dirige la fondation bénédictine.
Lambauld I et II - Abbés (XIIe siècle) Confirmés par bulles pontificales (1147, 1182).
Jean de la Ruelle - Abbé (1709–1735) Accumule des bénéfices avant la reconstruction.
Jacques-François de Collenel - Abbé reconstructeur (1740–1764) Commande le palais abbatial classique, ruine l’abbaye.
Stanislas Alliot - Dernier abbé commendataire (1761–Rvolution) Hypothèque les biens, meurt dans la misère.

Origine et histoire de l'Abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre

L’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre est fondée en 1128 par Airard, fils du comte Hugues de Rinel, et son épouse, dans la forêt de Richardménil. Initialement bénédictine et dédiée à saint Benoît de Nursie, elle devient cistercienne en 1132 sous la filiation de Morimond. Les papes Eugène III (1147) et Lucius III (1182) confirment ses possessions par des bulles pontificales. L’abbé Lambaud (attesté en 1147 et 1182) marque cette période médiévale, où les moines transforment les marécages en étangs et fondent des granges agricoles.

Au XVIIe siècle, l’abbaye décline : en 1680, seuls cinq moines y résident, et l’abbé Michel Guiton, résidant à Metz, mène une vie mondaine avant de se retirer comme moine trappiste. Au XVIIIe siècle, l’abbé Jacques-François de Collenel (1740) entreprend une reconstruction ambitieuse, édifiant un palais abbatial de style classique avec une église de 50 mètres, une coupole et des décors luxueux. Cependant, les dettes s’accumulent, aggravées par l’abbé commendataire Stanislas Alliot (nommé en 1746 à 15 ans), qui hypothèque les biens en 1776.

La Révolution ferme l’abbaye en 1789 : les quatre derniers moines sont chassés, l’église détruite, et les biens vendus comme biens nationaux pour 838 575 francs. Classée monument historique en 1913, l’abbaye est rasée lors de la bataille de Saint-Mihiel (1918), après avoir servi de poste de commandement allemand. Seul subsiste aujourd’hui la façade du bâtiment conventuel de 1740, témoin de son faste passé.

L’abbaye était stratégiquement située à la limite des évêchés de Verdun et Metz, près de la LGV Est européenne et des étangs de Vigneulles. Ses possessions s’étendaient sur des dizaines de villages (fermes, dîmes, étangs), confisquées à la Révolution. Parmi ses abbés notables, Jean de la Ruelle (1709–1735) lance les travaux de reconstruction, tandis que Stanislas Alliot incarne son déclin financier.

Architecturalement, l’abbaye du XVIIIe siècle mêlait classicisme et Renaissance, avec des sculptures ornant la façade et des intérieurs richement décorés (salles sculptées, église à coupole). Les ruines, protégées par des arrêtés de 2024 et 2025, incluent les vestiges de l’aile ouest et l’assiette du palais abbatial. Le site, aujourd’hui propriété communale et privée, rappelle son rôle historique dans le paysage religieux et économique lorrain.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours