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Abbaye de Saint-Cybard à Angoulême en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Saint-Cybard

  • 115 Rue de Bordeaux
  • 16000 Angoulême
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Abbaye de Saint-Cybard
Crédit photo : JLPC - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
16000 Angoulême, 115 Rue de Bordeaux

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIe siècle
Fondation par saint Cybard
852
Confirmation des biens
863
Destruction par les Vikings
950
Reconstruction
1096
Devenue clunisienne
1568
Ruine par les protestants
1619
Visite de Marie de Médicis
1791
Vente comme bien national
2007
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La partie de l'ancienne abbaye correspondant au logis abbatial et à un passage voûté (cad. AH 20, 360) : inscription par arrêté du 5 décembre 2007

Personnages clés

Saint Cybard - Ermite et fondateur Installé dans une grotte au VIe siècle.
Grégoire de Tours - Évêque Consacre la basilique primitive.
Guillaume Ier Taillefer - Comte d'Angoulême Reconstruit l'abbaye vers 950.
Foucaud - Évêque d'Angoulême Participe à la reconstruction.
Marie de Médicis - Reine de France Visite l'abbaye en 1619.
Henry de Reffuge - Abbé Reconstruit le logis abbatial (1640-1688).

Origine et histoire de l'Abbaye de Saint-Cybard

L'abbaye de Saint-Cybard trouve ses origines au VIe siècle, lorsque l'ermite saint Cybard s'installe dans une grotte sous le rempart nord d'Angoulême. Une basilique y est consacrée par Grégoire de Tours, et un groupe d'ermites s’y établit. En 852, un document confirme ses biens, mais elle est détruite par les Vikings en 863, puis reconstruite vers 950 grâce au comte Guillaume Ier Taillefer et à l'évêque Foucaud. Elle devient une abbaye bénédictine, puis clunisienne vers 1096.

Au XVIe siècle, les guerres de Religion ravagent l'abbaye : en 1568, les protestants s'en emparent et la ruinent, ne laissant que le côté nord de l'église et quelques chapelles. Marie de Médicis la visite en 1619, fascinée par une chapelle des comtes d'Angoulême, dont le sol sec au milieu d’un espace humide passe pour un miracle. Elle y découvre un coffre rempli de reliques.

L'abbaye, vendue comme bien national en 1791, se transforme en site industriel au XIXe siècle avec une papeterie et une brasserie. Les fouilles de 1619 et 1912 révèlent des vestiges médiévaux, tandis qu’une réhabilitation en 1984 précède l’installation du CNBDI. Aujourd’hui, subsistent des éléments des XIIIe, XVIe et XVIIe siècles, comme le logis abbatial, des caves voûtées et des vestiges du cloître.

L’architecture de l’abbaye reflète ses évolutions : l’église abbatiale, à nef unique, est détruite au XVIIIe siècle, tandis que le réfectoire devient une nouvelle église. Le cloître, de 30 m sur 25 m, jouxte la salle capitulaire du XIVe siècle. Le logis abbatial, reconstruit entre 1640 et 1688, contraste avec les parties médiévales. Des murailles renforcées au XVIe siècle et une porterie en angle complètent l’ensemble.

Les destructions successives (Normands, guerres de Religion, Révolution) ont effacé une grande partie de l’abbaye, mais les vestiges restants témoignent de son importance historique. Les fouilles archéologiques et les transformations industrielles ont marqué son paysage, avant sa préservation partielle comme monument historique en 2007.

Liens externes

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