Frise chronologique
milieu du XIIe siècle
Fondation par les Augustins
Fondation par les Augustins
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Création du monastère initial par la Roë.
1573
Transformation du réfectoire
Transformation du réfectoire
1573 (≈ 1573)
Ajout d’une cheminée datée et modifications.
1658
Réforme par les Génovéfains
Réforme par les Génovéfains
1658 (≈ 1658)
Changement de congrégation religieuse.
1684–1691
Reconstruction des bâtiments conventuels
Reconstruction des bâtiments conventuels
1684–1691 (≈ 1688)
Travaux baroques pour la mairie actuelle.
1961, 1973, 1988
Protections au titre des monuments historiques
Protections au titre des monuments historiques
1961, 1973, 1988 (≈ 1988)
Inscription puis classement partiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Jardins en terrasse au sud de l'ancienne maison conventuelle ; ancienne maison abbatiale et jardins en terrasse au sud ; anciennes servitudes comprenant : bâtiment sis à l'est (garage) et un autre bâtiment servant de salle d'oeuvres ; façades, toitures et cheminée datée de 1573 de l'ancien réfectoire (cad. D 325, 348, 349, 338, 329, 334) : inscription par arrêté du 13 juin 1961 - Bâtiment conventuel (actuellement mairie et presbytère) : façades et toitures, y compris celles des servitudes en dépendant ; rampe en fer forgé de l'escalier d'honneur ; salle des mariages, avec son décor (rez-de-chaussée) ; couloir du premier étage de la mairie avec son dallage et son plafond ; cheminée du bureau du maire et celle de la salle de réunions du conseil municipal (premier étage) ; porte de la salle des Archives (premier étage) ; cheminée du salon du presbytère (rez-de-chaussée) (cad. D 323, 330) : classement par arrêté du 27 décembre 1973 - Bâtiment du XVIe siècle perpendiculaire à l'ancien réfectoire (cad. D 417) : inscription par arrêté du 4 juillet 1988
Personnages clés
| Augustins de la Roë - Fondateurs de l’abbaye |
Ordre religieux à l’origine du monastère. |
| Génovéfains - Réformateurs au XVIIe siècle |
Congrégation ayant modernisé l’abbaye. |
Origine et histoire
L’abbaye de Saint-Georges-sur-Loire fut fondée au milieu du XIIe siècle par les Augustins de la Roë, un ordre religieux actif dans la région. Ce monastère, typique de l’architecture monastique médiévale, connut une première phase de construction marquée par des éléments encore visibles aujourd’hui, comme le réfectoire du XIIe siècle. Ce dernier, bien que transformé en 1573, conserve sa charpente d’origine ainsi que des traces de peintures murales des XIIe et XIIIe siècles, témoignages rares de la décoration monastique de l’époque. Les jardins en terrasse et les servitudes adjacentes complètent cet ensemble initial, reflétant l’organisation spatiale des abbayes de l’Anjou médiéval.
Au XVIIe siècle, l’abbaye fut réformée par les Génovéfains en 1658, une congrégation connue pour son rigorisme et son attachement à la règle de saint Augustin. Cette réforme s’accompagna d’une reconstruction majeure des bâtiments conventuels entre 1684 et 1691, aujourd’hui occupés par la mairie et le presbytère. Ces travaux, caractéristiques du 4e quart du XVIIe siècle, intégrèrent des éléments baroques comme la rampe en fer forgé de l’escalier d’honneur ou les décors intérieurs (salle des mariages, cheminées). L’abbaye illustre ainsi la transition entre le monastère médiéval et l’institution religieuse moderne, avant sa sécularisation progressive.
L’édifice fut protégé au titre des monuments historiques en trois temps : inscrit en 1961 (réfectoire, jardins, servitudes), classé en 1973 (bâtiments conventuels, éléments intérieurs remarquables), et inscrit à nouveau en 1988 pour un bâtiment du XVIe siècle. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale du site, mêlant vestiges médiévaux, transformations Renaissance et ajouts classiques. Aujourd’hui, l’abbaye incarne à la fois un lieu de pouvoir municipal (mairie) et un témoin de l’histoire religieuse de l’Anjou, accessible partiellement au public.
Le site conserve également des éléments matériels rares, comme la cheminée datée de 1573 dans l’ancien réfectoire, ou les peintures murales médiévales, fragments d’un passé artistique souvent effacé. Les jardins en terrasse, typiques des abbayes angevines, et les bâtiments de servitude (garage, salle des œuvres) rappellent l’organisation économique du monastère. La flamme de la Poste des années 1980 représentant l’abbaye aux côtés du château de Serrant atteste de son ancrage dans l’identité locale, entre patrimoine religieux et civil.
La propriété partagée (commune et privés) et l’usage actuel (mairie, presbytère, potentiellement chambres d’hôtes) reflètent les adaptations contemporaines d’un monument dont la vocation a évolué. Son adresse précise (1 Rue du Réfectoire) et son code Insee (49283) l’ancrent dans le territoire de Maine-et-Loire, au cœur des Pays de la Loire. Les sources disponibles (Mérimée, Monumentum, Wikipedia) confirment son statut de monument emblématique de l’Anjou, à la croisée des époques médiévale, moderne et contemporaine.