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Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières à Longeville-lès-Saint-Avold en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières

  • Le Bourg
  • 57740 Longeville-lès-Saint-Avold
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
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Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières
57740 Longeville-lès-Saint-Avold, Le Bourg

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 587
Fondation de l’abbaye
836
Titre accordé par Louis le Pieux
875
Restitution de biens par Louis le Germanique
1215
Création d’un hôpital
1427
Reconstruction après incendie
1684
Restauration par dom Hilaire de Bar
1792
Vente comme bien national
1905
Rachat par l’évêché de Metz
1945
Reconstruction post-Seconde Guerre mondiale
2025
Mise aux enchères
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Arnoult Bodogisel - Fondateur et 3ᵉ abbé Père d’Arnoul, évêque de Metz.
Saint Digne - Premier abbé Figure monastique primitive.
Louis le Pieux - Empereur carolingien Accorda un titre en 836.
Dom Hilaire de Bar - Abbé restaurateur (1684) Reconstruction avec Louis XIV.
Charles-Frédéric Durbach - Acquéreur révolutionnaire Détruisit l’église en 1793.
Père Bernardin Bender - Maître des novices franciscains Dirigea le noviciat en 1928.

Origine et histoire de l'Abbaye de Saint-Martin-des-Glandières

L’abbaye Saint-Martin-des-Glandières, située à Longeville-lès-Saint-Avold dans le Grand Est, est une ancienne abbaye bénédictine fondée vers 587 par Arnoult Bodogisel, père d’Arnoul, évêque de Metz. Ce monastère, dédié à saint Martin et à la Vierge, fut bâti dans les forêts du pagus Glanderriensis, entre les rivières Nied et Sarre. Ses premiers abbés, saint Digne et saint Undo, marquèrent son histoire primitive. Le site, initialement nommé monasterium Sancti Martini Glanderiensis, évolua linguistiquement au fil des siècles, reflétant son ancrage territorial et religieux.

Au VIIIe siècle, l’abbaye comptait cinquante-et-un moines sous la direction de l’abbé Rabigaudus. Elle bénéficia de protections royales, comme en 836, quand Louis le Pieux lui accorda un titre, ou en 875, quand Louis le Germanique restitua des biens spoliés par Charles-Martel. Les donations se poursuivirent, comme celle d’Odoacre en 991 (villa de Many) ou la restitution de l’église d’Hellimer par l’évêque Adalbéron II en l’an 1000. L’abbaye étendit son patrimoine foncier, incluant des villages comme Bambiderstorf ou Dourd’hal, et fonda un hôpital en 1215 sous l’abbé Vulperus.

Les XVe et XVIIe siècles furent marqués par des reconstructions majeures, notamment après les destructions de 1427 (abbé Pierre de la Mothe) et les pillages répétés lors des guerres (troupes de Brandebourg en 1552, Suédois en 1635, Luxembourgeois en 1672). Dom Hilaire de Bar entreprit une restauration en 1684 avec l’aide de Louis XIV, avant que la Révolution ne disperse les onze derniers moines en 1790. Vendu comme bien national en 1792, le site fut partiellement détruit par son acquéreur, Charles-Frédéric Durbach, qui y installa une distillerie.

Au XXe siècle, l’abbaye passa entre plusieurs mains : rachetée en 1905 par l’évêché de Metz, elle fut confiée aux franciscains, qui en firent un noviciat et un lieu de repos pour le clergé. Un incendie en 1937 nécessita une rénovation rapide, mais la Seconde Guerre mondiale endommagea à nouveau les bâtiments, occupés par les Allemands comme centre de l’Arbeitsdienst. Après 1945, les franciscains reconstruisirent une chapelle et développèrent le site comme lieu de dévotion à Notre-Dame de la Paix, avant son acquisition en 1954 par la caisse d’assurance maladie de Thionville, le transformant en maison de convalescence.

L’architecture actuelle mêle des éléments médiévaux (tour nord, crypte du XVe siècle) et des ajouts des XVIIe-XVIIIe siècles (galerie du cloître, grand salon). La chapelle, reconstruite après 1793 et 1945, abrite des œuvres d’artistes locaux comme Helmut Muller ou Philippe Kaeppelin, ainsi que des fresques retraçant son histoire. Le parc, réduit à 1,5 ha, conserve un vivier et un puits historiques. En 2025, l’abbaye est mise aux enchères avec une mise à prix de 270 000 €, après l’abandon d’un projet de réhabilitation en appartements de standing.

Le blason de l’abbaye, de gueules à trois glands d’argent, fut repris par la commune de Longeville-lès-Saint-Avold et témoigne de son héritage monastique. Les archives, comme celles de l’abbé Léon Kessler ou d’Henri Tribout de Morembert, documentent son rôle économique (verreries, caves troglodytes) et spirituel dans la région, de sa fondation mérovingienne à son déclin post-révolutionnaire.

Liens externes

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