Frise chronologique
vers 1022
Fondation de l’abbaye
Fondation de l’abbaye
vers 1022 (≈ 1022)
Par des moines de Saint-Sever-de-Rustan.
1096
Consécration de l’abbatiale
Consécration de l’abbatiale
1096 (≈ 1096)
Dédiée à saint Pierre et saint Paul.
1569
Saccage pendant les guerres de Religion
Saccage pendant les guerres de Religion
1569 (≈ 1569)
Destruction partielle du monastère.
1661
Tremblement de terre destructeur
Tremblement de terre destructeur
1661 (≈ 1661)
Effondrement de la tour lanterne.
1676-1681
Reconstruction par les Mauristes
Reconstruction par les Mauristes
1676-1681 (≈ 1679)
Version réduite de l’abbatiale.
2017
Acquisition et nouvelle vocation
Acquisition et nouvelle vocation
2017 (≈ 2017)
Devenue Maison maronite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Giovanni Montini (pape Paul VI) - Cardinal-archevêque de Milan |
Visita l’abbaye en 1962. |
| Sanche Guillaume - Duc de Gascogne |
Fondateur présumé vers 1022. |
| Dom Robert Plouvier - Moine architecte mauriste |
Étudia la restauration en 1659. |
Origine et histoire
L'abbaye de Saint-Pé-de-Bigorre, fondée vers 1022 par des moines de Saint-Sever-de-Rustan, appartenait à l’ordre de Cluny. Elle devint un monastère influent grâce à sa position sur un chemin de Compostelle, reliant Saint-Gilles-du-Gard à Oloron-Sainte-Marie via le col du Somport. Son église abbatiale, dédiée à saint Pierre et saint Paul, fut consacrée en 1096 et agrandie au XIIe siècle, reflétant son importance spirituelle et stratégique.
L’abbaye subit de graves dommages lors des guerres de Religion en 1569, puis fut partiellement détruite par un tremblement de terre en 1661, entraînant l’effondrement de sa tour lanterne. Reconstruite entre 1676 et 1681 dans une version plus modeste, elle perdit une grande partie de son architecture romane d’origine. Seuls subsistent aujourd’hui deux absidioles, des vestiges du transept sud, et un porche médiéval.
Au XVIIe siècle, l’abbaye fut affiliée aux bénédictins de Saint-Maur, qui restaurèrent les lieux et réorganisèrent l’espace liturgique. Après la Révolution, l’église devint paroissiale, subissant divers aménagements aux XIXe et XXe siècles. En 2017, elle fut acquise et transformée en la « Maison maronite de la Mère de la Miséricorde », marquant une nouvelle phase de restauration et de valorisation.
L’édifice actuel, classé Monument Historique, mêle des éléments romans (absidioles, chapiteaux) et des reconstructions baroques. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et sismiques qui ont marqué les Pyrénées. Les fouilles et restaurations récentes ont permis de mettre au jour des vestiges du chœur monastique et de préserver des peintures murales des XVIIe et XIXe siècles.
Parmi les personnages notables liés à l’abbaye, le futur pape Paul VI (alors cardinal Giovanni Montini) la visita en 1962 lors d’un pèlerinage à Lourdes. Ce passage souligne son rayonnement spirituel persistant, malgré les siècles de déclin et de transformations architecturales.