Crédit photo : Maxime Folschette - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
991
Refondation par Hugues Capet
Refondation par Hugues Capet 991 (≈ 991)
L'abbaye est relevée par Hugues Capet.
1162
Consécration de l'église abbatiale
Consécration de l'église abbatiale 1162 (≈ 1162)
Une nouvelle église abbatiale est consacrée.
1420
Dommages pendant la guerre de Cent Ans
Dommages pendant la guerre de Cent Ans 1420 (≈ 1420)
L'abbaye subit de graves dommages pendant la guerre de Cent Ans.
1590
Dommages pendant la Ligue
Dommages pendant la Ligue 1590 (≈ 1590)
L'abbaye subit des dommages pendant les troubles de la Ligue.
1598
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1598 (≈ 1598)
L'église et les bâtiments conventuels sont partiellement reconstruits.
1629
Rebâtir le logis abbatial
Rebâtir le logis abbatial 1629 (≈ 1629)
Le logis abbatial est rebâti.
1644
Travaux des Mauristes
Travaux des Mauristes 1644 (≈ 1644)
Les Mauristes engagent d'importants travaux sur l'église et les bâtiments conventuels.
1767
Déclin et suppression envisagée
Déclin et suppression envisagée 1767 (≈ 1767)
La suppression de l'abbaye est envisagée.
1791
Vente de l'abbaye
Vente de l'abbaye 1791 (≈ 1791)
L'abbaye est déclarée bien national et vendue.
1818
Destruction de l'église abbatiale
Destruction de l'église abbatiale 1818 (≈ 1818)
L'église abbatiale est détruite.
1864-1874
Rénovation du logis abbatial
Rénovation du logis abbatial 1864-1874 (≈ 1869)
Le logis abbatial est profondément remanié.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, arcades et toitures des bâtiments entourant le cloitre : inscription par arrêté du 9 décembre 1946
Personnages clés
Hugues Capet
Roi de France qui a relevé l'abbaye en 991.
Nicolas Nicaise Solente
Architecte ayant mené des travaux au XIXe siècle.
Origine et histoire
L’abbaye Saint‑Père est le plus ancien monastère de Melun et fut le principal seigneur ecclésiastique de la ville au Moyen Âge. Fondée au haut Moyen Âge, elle est relevée par Hugues Capet en 991. Une nouvelle église abbatiale est consacrée en 1162. L’ensemble subit de graves dommages lors de la guerre de Cent Ans en 1420, puis pendant les troubles de la Ligue en 1590. À partir du XVIIe siècle l’abbaye renaît peu à peu de ses ruines : dès 1598 l’église et les bâtiments conventuels sont partiellement reconstruits et le logis abbatial est rebâti en 1629. À partir de 1644, les Mauristes engagent d’importants travaux sur l’église (1665‑1688) et sur les bâtiments conventuels; aujourd’hui il ne subsiste qu’une portion du cloître. Le XVIIIe siècle marque un déclin progressif et la suppression de l’abbaye est même envisagée en 1767. Déclarée bien national en 1791, l’abbaye est vendue en deux lots, séparant la manse conventuelle de l’hôtel abbatial. Au XIXe siècle, l’hôtel abbatial accueille la Préfecture tandis que les anciens bâtiments conventuels sont affectés au Conseil général, installation qui entraîne d’importantes transformations. Les bâtiments hérités de l’abbaye sont soit détruits, l’église abbatiale l’étant en 1818, soit profondément remaniés, comme le logis abbatial entre 1864 et 1874, et de nouveaux édifices sont construits. L’édifice est situé au n°12 de la rue des Saints‑Pères, au nord‑ouest du centre‑ville de Melun, dans le département de Seine‑et‑Marne en région Île‑de‑France. Les institutions départementales s’installent dans l’ancienne abbaye en 1800 et deviennent propriétaires de la parcelle de l’hôtel de la préfecture en 1809‑1811. De grands travaux sont menés au XIXe siècle sous la direction de l’architecte Nicolas Nicaise Solente. Les façades, arcades et toitures des bâtiments entourant le cloître sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 9 décembre 1946, en tant que propriété du département; l’ancienne abbaye et l’hôtel de préfecture font par ailleurs l’objet d’un recensement dans l’Inventaire général du patrimoine culturel, avec enquêtes réalisées respectivement en 2001 et 2005. Des vestiges subsistent aujourd’hui : le côté sud du cloître avec ses arcades et le site de l’hôtel abbatial, accompagné d’un grand jardin descendant vers la Seine. Parmi les références figurent notamment Judith Förstel, Melun, une île, une ville (2006), qui consacre un dossier à la préfecture et à l’hôtel du département (p. 142‑147), et des notices consultables dans les bases Mérimée et Inventaire Île‑de‑France.