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Abbaye de Saint-Pierrenont à Avril en Meurthe-et-Moselle

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye

Abbaye de Saint-Pierrenont

    Le Bourg
    54150 Avril
Propriété privée
Crédit photo : Aimelaime - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1090
Fondation de l’abbaye
1096
Donation par Mathilde
1103
Renommage par le pape
1438-1449
Don de la grange
1574
Incendie de l’église
1625
Réforme par saint Pierre Fourier
1636
Pillage et dévastation
1733
Abandon du titre abbatial
1747
Construction du colombier
1979
Classement du colombier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Colombier (cad. ZM 2) : inscription par arrêté du 20 janvier 1979

Personnages clés

Lubricus - Fondateur de l’abbaye Chanoine de Metz en 1090.
Mathilde - Comtesse de Briey Céda le territoire en 1096.
Pape Pascal II - Renomme l’abbaye Bulle pontificale de 1103.
Yolande de Morey - Bienfaitrice Dona la grange du Sart.
Saint Pierre Fourier - Réformateur Intégra l’abbaye en 1625.
Jean Marius - Abbé (1575-1597) Restaura l’église et creusa étangs.

Origine et histoire

L’abbaye de Saint-Pierremont, fondée en 1090 par Lubricus, chanoine de Metz, était initialement nommée Standalmont, d’après la montagne sur laquelle elle fut construite. Ce territoire fut cédé par la comtesse Mathilde en 1096, puis renommé Saint-Pierre-Mont en 1103 par le pape Pascal II, en référence à sa dédicace à saint Pierre. L’abbaye, rattachée aux chanoines réguliers de Saint-Augustin, connut une histoire mouvementée, marquée par des destructions, des reconstructions et des réformes.

Au XVe siècle, Yolande de Morey, veuve de Simon des Armoises, offrit en 1438 la moitié de la grange du Sart de Trieux à l’abbaye, complétée en 1449 par l’autre moitié. Le XVIe siècle fut marqué par un incendie détruisant l’église en 1574. L’abbaye, pillée et dévastée en 1636, fut réformée en 1625 par saint Pierre Fourier, qui l’intégra aux chanoines réguliers de Notre-Sauveur. Bien que le titre abbatial fût abandonné en 1733, la communauté persista jusqu’à la Révolution.

Aujourd’hui, il subsiste des vestiges des bâtiments du XVIIIe siècle, dont un colombier construit vers 1747 et restauré en 1774, inscrit aux monuments historiques depuis 1979. Le site conserve également les armes de l’abbé Jean Marius (1575-1597) et celles du duché de Bar. L’abbaye illustre ainsi près de sept siècles d’histoire religieuse et architecturale en Lorraine, entre fondations médiévales, réformes modernes et déclin révolutionnaire.

Liens externes