Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand

  • 4-8 Rue de l'Église
  • 14400 Saint-Vigor-le-Grand
Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand
Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand
Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand
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Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand
Abbaye de Saint-Vigor-le-Grand
Crédit photo : Pimprenel - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
900
1000
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
525
Fondation du monastère
981
Destruction de l'abbaye
XIe siècle
Restauration avortée
1579
Effondrement d'une tour
1712
Affranchissement de droits
1791
Vente des biens
1908
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porterie : classement par arrêté du 18 mai 1908

Personnages clés

Saint Vigor Évêque de Bayeux et fondateur du monastère.
Childebert Roi ayant offert le mont Phène à saint Vigor.
Théodomir Successeur de saint Vigor.
Avicien de Bayeux Responsable du transfert des reliques de saint Vigor.
Odon de Bayeux Initiateur de la restauration de l'abbaye au XIe siècle.
Robert de Tombelaine Moine du Mont-Saint-Michel chargé de la restauration.
Charles Marguerye Chanoine et prieur ayant réparé l'église après son effondrement.
Barthélémi Robin Introduisit la congrégation de Saint-Maur au prieuré.
Jacques-François Faucon Auteur d'un ouvrage recensant les titulaires de l'abbaye.

Origine et histoire de l'Abbaye

L'ancien prieuré de Saint-Vigor occupe le site de l'abbaye Saint-Vigor, établissement pré-normand situé sur la commune de Saint-Vigor-le-Grand, dans le Calvados, en Normandie, et partiellement classé aux monuments historiques. Selon la Vita Vigoris, saint Vigor, évêque de Bayeux, reçut du roi Childebert le mont Phène et y fonda vers 525 un monastère dédié à saint Pierre, qu'il rebaptisa Mont Chrismat ; il y fut inhumé et le monastère devint progressivement l'abbaye qui porta son nom, Théodomir lui aurait succédé. Des fouilles ont mis au jour une occupation gallo-romaine et des sépultures mérovingiennes sur le site. En 981, Avicien de Bayeux emporta les reliques de saint Vigor à l'abbaye de Saint-Riquier et l'établissement fut détruit. Au XIe siècle le domaine passa sous la dépendance de la cathédrale de Bayeux ; vers 1063 Odon de Bayeux entreprit une restauration avec des moines du Mont-Saint-Michel placés sous la direction de Robert de Tombelaine, mais l'opération échoua et l'abbaye fut transformée en prieuré, rattaché à Saint-Bénigne de Dijon. La donation fut confirmée par Robert de Normandie et par plusieurs papes, comme l'attestent des actes conservés. Le 11 février 1579 l'effondrement d'une tour provoqua la ruine de l'église, bientôt réparée par le chanoine et prieur Charles Marguerye. Barthélémi Robin introduisit la congrégation de Saint-Maur au prieuré, qui vers 1712 fut affranchi de certains droits jusque-là réservés par l'abbé de Saint-Bénigne. Le prieuré Saint-Gabriel, fondé au XIe siècle par Richard, fils de Turstin, devint un bénéfice simple et fut réuni à Saint-Vigor. Les biens du prieuré — maisons, église, cour, enclos et ferme — furent vendus en 1791. En 1914 subsistaient une porte d'entrée, une grange et un corps de logis. Les vestiges médiévaux visibles comprennent notamment la porterie et une grange, la porterie étant classée au titre des monuments historiques par arrêté du 18 mai 1908. La succession des abbés puis des prieurs est connue par l'ouvrage de Jacques‑François Faucon, qui recense les titulaires depuis les fondateurs jusqu'aux prieurs soumis à la réforme de la congrégation de Saint-Maur. Parmi les sources principales figurent les travaux de Dom Michel Germain et l'étude de Jacques‑François Faucon.

Liens externes