Abbaye de Turpenay à Saint-Benoît-la-Forêt en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye de Turpenay

  • Le Bourg
  • 37500 Saint-Benoît-la-Forêt
Abbaye de Turpenay
Abbaye de Turpenay
Abbaye de Turpenay
Abbaye de Turpenay
Crédit photo : Claude villetaneuse - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1127
Fondation de l'abbaye
1134
Construction en pierre
1199
Donation d'Aliénor d'Aquitaine
1214
Inhumation d'Henri Ier Clément
XIVe siècle
Reconstruction partielle
1647
Réforme de Saint-Maur
XVIe siècle
Reconstruction majeure
1789
Suppression à la Révolution
6 mai 1927
Inscription monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bâtiment dit de l'Infirmerie, le bâtiment des Moines (aile Sud du cloître) ; le logis abbatial : inscription par arrêté du 6 mai 1927, modifié par arrêté du 15 février 1948

Personnages clés

Foulques le Jeune Fondateur de l'abbaye Notre-Dame de Turpenay.
Hugues, archevêque de Tours Impulsa la construction de l'édifice en pierre.
Aliénor d'Aquitaine Importante donatrice de l'abbaye à l'occasion du décès de son fils Richard Cœur de Lion.
Henri Ier Clément Maréchal de France inhumé dans l'abbaye en 1214.
François Rabelais Auteur ayant cité l'abbaye dans ses écrits.
Balzac Auteur ayant relayé la renommée de l'abbaye.

Origine et histoire de l'Abbaye de Turpenay

L'abbaye Notre‑Dame de Turpenay, de l'ordre bénédictin, a été fondée en 1127 par Foulques le Jeune à Saint‑Benoît‑la‑Forêt, en Indre‑et‑Loire. Initialement organisée autour d'une église en bois, elle s'est dotée dès 1134 d'un édifice en pierre sous l'impulsion d'Hugues, archevêque de Tours. Selon les sources, l'abbaye aurait bénéficié en 1199 d'une importante donation d'Aliénor d'Aquitaine à l'occasion du décès de son fils Richard Cœur de Lion. Henri Ier Clément, maréchal de France de Philippe Auguste, y fut inhumé en 1214 après son décès à Angers. Des reconstructions sont intervenues aux XIVe et XVIe siècles ; l'église du XIIe siècle a été détruite et le corps de logis principal est attribué au XVe siècle. L'abbaye est citée par François Rabelais et sa renommée a également été relayée par Balzac. Elle a adhéré à la réforme de Saint‑Maur en 1647. Supprimé à la Révolution, le monastère ne comptait alors plus que deux religieux. Il subsiste aujourd'hui quelques bâtiments : le logis abbatial, situé à l'est, un grand pavillon au sud flanqué d'une aile en retour d'équerre et prolongé au nord par un corps de logis, ainsi qu'un bâtiment bordant le préau du cloître. Le pavillon sud, accosté sur sa façade ouest d'une tourelle cylindrique en encorbellement, a été désigné tantôt grenier, tantôt infirmerie, et a dû servir d'habitation abbatiale. Le cloître était limité au nord par l'église et à l'est par la salle capitulaire surmontée du dortoir. Le bâtiment dit de l'Infirmerie, l'aile sud du cloître (bâtiment des moines) et le logis abbatial ont été inscrits au titre des monuments historiques le 6 mai 1927, inscription modifiée par arrêté du 15 février 1948.

Liens externes