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Abbaye des Fontenelles à La Roche-sur-Yon en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise gothique

Abbaye des Fontenelles

  • Centre ville
  • 85000 La Roche-sur-Yon
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
85000 La Roche-sur-Yon, Centre ville

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1210
Fondation de l’abbaye
11 mars 1248
Consécration du maître-autel
1562
Incendie par les protestants
1669
Début des restaurations
1791
Vente comme bien national
13 février 1948
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église et les restes des bâtiments conventuels situés en prolongement du croisillon sud de l'église ainsi qu'une bande de terrain de 5 mètres de largeur tout autour de l'église et desdits bâtiments : classement par arrêté du 13 février 1948

Personnages clés

Guillaume de Mauléon - Seigneur de Talmont et fondateur Donateur initial avec son épouse.
Béatrice de Machecoul - Dame de La Roche-sur-Yon Cofondatrice, testament de 1235.
Jean de Melun - Évêque de Poitiers Consacre le maître-autel en 1248.
Roi René - Dernier seigneur confirmant les privilèges Accord en 1448 contre prières.
Jean-Gabriel Gallot - Médecin du XVIIIe siècle Propose l’exploitation des sources en 1777.

Origine et histoire de l'Abbaye des Fontenelles

L’abbaye Notre-Dame des Fontenelles fut fondée en 1210 par Guillaume de Mauléon, seigneur de Talmont, et son épouse Béatrice de Machecoul, dame de La Roche-sur-Yon, sur un terrain boisé près d’une source ferrugineuse. Les chanoines réguliers de saint Augustin, dépendants de l’abbaye de Chancelade en Périgord, y édifièrent un monastère dédié à la Vierge. Le testament de Béatrice (1235) et des lettres de 1225 révèlent des tensions initiales avec les bénédictins de Marmoutier, conduisant à l’adoption définitive de la règle augustinienne. Le maître-autel fut consacré en 1248 par l’évêque de Poitiers, Jean de Melun.

Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais endommagèrent la nef de l’abbatiale. Au XVIe siècle, les guerres de Religion ravagèrent l’abbaye : en 1562, les protestants incendièrent le monastère, épargnant seulement le cloître, et tuèrent les moines. Malgré des tentatives de reconstruction (dortoir en 1622), les destructions se poursuivirent, nécessitant un siècle de travaux à partir de 1669 sous l’impulsion des chanoines de la Congrégation de France. Les seigneurs de La Roche-sur-Yon, dont le roi René en 1448, confirmèrent régulièrement ses privilèges en échange de prières.

L’abbaye déclina progressivement : trois moines seulement y résidaient à la Révolution. Vendue comme bien national en 1791, elle devint une exploitation agricole, subissant des effondrements (transept sud en 1935) et la disparition de nombreux bâtiments (cloître, hôtellerie). Classée monument historique en 1948, elle conserve aujourd’hui une église à nef mutilée, des voûtes gothiques angevines, et le tombeau sculpté de Béatrice de Machecoul ou de sa fille Jeanne de Thouars. Les sources ferrugineuses voisines, évoquées en 1777 pour un usage médical, ne furent jamais exploitées.

Les bâtiments subsistants, en granit, incluent le bras sud du transept et une salle capitulaire à voûtes surbaissées, témoignant des reconstructions du XVIIe siècle. Le site, propriété privée, illustre les transitions architecturales et religieuses entre Moyen Âge et époque moderne, ainsi que les vicissitudes des conflits et des changements de régime. Les archives mentionnent aussi des litiges avec l’abbaye de Marmoutier et une gestion partagée entre commendataires et chanceladins à partir de 1632.

Liens externes

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