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Abbaye du Barroux au Barroux dans le Vaucluse

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Vaucluse

Abbaye du Barroux

    1201 Chemin des Rabassières
    84330 Le Barroux

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
1970
Fondation de l'abbaye
1978
Transfert au Barroux
25 juillet 1988
Ralliement à Rome
1989
Érection en abbaye
2002
Fondation de La Garde
25 septembre 2008
Intégration à la Confédération bénédictine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Gérard Calvet - Fondateur et premier abbé A initié la communauté en 1970.
Marcel Lefebvre - Fondateur de la FSSPX Influence initial sur l'abbaye avant 1988.
Cardinal Mayer - Émissaire du Vatican Négociateur de la réconciliation en 1988.
Viktor Dammertz - Abbé primat des bénédictins Promulgue l'érection en abbaye en 1989.
Louis-Marie de Geyer d'Orth - Deuxième abbé (à partir de 2003) Successeur de Gérard Calvet après sa démission.
Cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI) - Visiteur en 1995 Célèbre une messe conventuelle à l'abbaye.

Origine et histoire

L'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est une abbaye bénédictine fondée en 1970 par le père Gérard Calvet, un moine souhaitant vivre selon la règle de saint Benoît tout en préservant les traditions liturgiques romaines. Initialement installé à Bédoin, le monastère s'établit en 1978 sur un terrain de trente hectares entre le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail, au Barroux. La construction de l'abbaye, de style roman, débute alors, combinant techniques modernes et matériaux locaux comme la pierre calcaire.

Dans les années 1980, l'abbaye est associée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), mouvement traditionaliste dirigé par Marcel Lefebvre. Cependant, en 1988, Gérard Calvet rompt avec la FSSPX après les ordinations épiscopales non autorisées par Rome. Le monastère se rallie alors au Saint-Siège, obtenant un statut canonique spécial sous le motu proprio Ecclesia Dei. Cette réconciliation permet aux moines de conserver leurs rituels préconciliaires tout en étant reconnus par l'Église catholique.

L'abbaye se développe rapidement, atteignant près de soixante-dix moines dans les années 1990. En 1989, elle est officiellement érigée en abbaye par l'abbé primat des bénédictins, Viktor Dammertz, et son église abbatiale est consacrée la même année. En 2002, une fondation fille est créée à Saint-Pierre-de-Clairac (Lot-et-Garonne). L'abbaye est aussi connue pour ses activités artisanales (menuiserie, boulangerie, vigneronne) et sa production d'huile d'olive et de vin, commercialisées localement.

L'architecture de l'abbaye, inspirée du style roman, utilise des pierres calcaires locales pour les murs extérieurs et trois types de pierres méditerranéennes pour l'intérieur de l'abbatiale. La vie monastique y est rythmée par la prière, le travail manuel et l'accueil des hôtes. En 2008, après la mort de Gérard Calvet, l'abbaye intègre la Confédération bénédictine, marquant son ancrage définitif dans l'Église catholique.

Politiquement, l'abbaye a été associée à des figures conservatrices ou d'extrême droite dans les années 1990, accueillant des personnalités comme Jean-Marie Le Pen ou des mouvements traditionalistes. Cependant, son rayonnement repose surtout sur son rôle spirituel et son patrimoine architectural, attirant fidèles et visiteurs intéressés par le monachisme bénédictin traditionnel.

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