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Abbaye du Mont-Saint-Michel au Mont-Saint-Michel dans la Manche

Patrimoine classé Abbaye Chemins de Compostelle UNESCO Chemins de Compostelle - Au bord des voies
50170 Le Mont-Saint-Michel, L'Abbaye

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
708
Fondation légendaire
966
Fondation bénédictine
1211-1228
Construction de la Merveille
1423-1434
Siège anglais
1862
Classement monument historique
2001
Retour des moines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Aubert d’Avranches - Évêque et fondateur légendaire Aura vision de saint Michel en 708.
Richard Ier de Normandie - Duc de Normandie Installe les bénédictins en 966.
Philippe Auguste - Roi de France Finance la Merveille après l’incendie de 1204.
Robert de Torigni - Abbé et historien Agrandi l’abbaye au XIIe siècle.
Viollet-le-Duc - Architecte restaurateur Supervise les travaux au XIXe siècle.
Emmanuel Frémiet - Sculpteur Réalise la statue de saint Michel (1897).

Origine et histoire de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel

L'abbaye du Mont-Saint-Michel, fondée au VIIIe siècle selon la légende par saint Aubert, évêque d’Avranches, s’élève sur un îlot rocheux initialement nommé Mont Tombe. Ce site, situé dans la baie du Mont-Saint-Michel (Normandie), devient un lieu de pèlerinage majeur après la construction d’un oratoire dédié à l’archange saint Michel en 708. Les reliques rapportées du sanctuaire italien du Mont-Gargan, dont une pierre marquée de l’empreinte du pied de l’archange, renforcent son prestige religieux.

Au Xe siècle, les chanoines sont remplacés par des moines bénédictins sous l’impulsion du duc Richard Ier de Normandie, marquant la fondation officielle de l’abbaye en 966. L’édifice, construit en pierre de Caen et granite, s’agrandit progressivement avec des cryptes, une église abbatiale romane, et la Merveille (XIIIe siècle), un chef-d’œuvre gothique financé par Philippe Auguste. Ce complexe monastique, à la fois lieu de prière et forteresse, résiste aux assauts vikings, bretons et anglais, notamment pendant la guerre de Cent Ans (1423-1434).

Classée monument historique en 1862 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, l’abbaye subit des transformations majeures : prison sous Napoléon, restauration par Viollet-le-Duc et ses élèves, puis retour à une vocation religieuse avec les Fraternités monastiques de Jérusalem en 2001. Aujourd’hui, elle attire plus d’1,5 million de visiteurs annuels, symbolisant à la fois le patrimoine architectural français et une spiritualité vivante.

L’architecture de l’abbaye mêle styles carolingien, roman et gothique flamboyant. La Merveille, avec ses trois niveaux (cellier, salle des Chevaliers, cloître), illustre l’ingéniosité médiévale, tandis que l’église abbatiale, reconstruite après l’effondrement de son chœur en 1421, abrite des cryptes comme celle des Gros-Piliers. Les remparts, tours et fortifications témoignent de son rôle stratégique, notamment pendant les sièges anglais du XVe siècle.

La vie monastique, rythmée par la règle bénédictine, s’organisait autour du cloître, du réfectoire et du scriptorium, où furent traduits des textes d’Aristote. Après la Révolution, l’abbaye devient une prison jusqu’en 1863, avant d’être restaurée comme site culturel et religieux. Les fouilles du XIXe siècle révèlent Notre-Dame-sous-Terre, une chapelle carolingienne enfouie, tandis que la flèche néogothique (1897), surmontée d’une statue de saint Michel, achève de sculpter sa silhouette emblématique.

Aujourd’hui, l’abbaye allie préservation patrimoniale et dynamique touristique. Les Fraternités monastiques de Jérusalem y animent une vie spirituelle, tandis que des événements comme les Nocturnes ou les concerts mettent en valeur son acoustique et son histoire. Le projet de rétablissement du caractère maritime du mont (2005-2015) et les restaurations récentes, comme celle du cloître en 2017, perpétuent son rayonnement comme l’un des sites les plus visités de France.

Devenir actuel

L'Abbaye du Mont-Saint-Michel fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».

L'Abbaye était à la marge d'une des 4 voies classiques (Via Turonensis, Via Lemovicensis, Via Podiensis et Via Tolosana). Les pèlerins devaient donc faire un détour pour la visiter.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site des monuments nationaux ci-dessus.
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