Frise chronologique
1133
Fondation initiale
Fondation initiale
1133 (≈ 1133)
Création par le prieur Raimbaud, chanoine de Besançon.
1134
Transfert aux Prémontrés
Transfert aux Prémontrés
1134 (≈ 1134)
Rattachée à Saint-Martin de Laon.
1708
Début des cloîtres
Début des cloîtres
1708 (≈ 1708)
Construction par Dom Vincent Duchesne.
1759-1763
Construction de l'église
Construction de l'église
1759-1763 (≈ 1761)
Dirigée par Jean-Charles Colombot.
2003
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
2003 (≈ 2003)
Protection des vestiges et de l'enclos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne abbaye et ses communs, en totalité, ainsi que l'enclos, ses clôtures et les grilles, le sol de l'enclos et les vestiges archéologiques qu'il contient (cad.E 29, 31, 68 à 71, 74 à 77) : inscription par arrêté du 1er décembre 2003
Personnages clés
| Raimbaud - Prieur fondateur |
Chanoine de Saint-Paul de Besançon en 1133. |
| Dom Vincent Duchesne - Architecte bénédictin |
Conçoit les cloîtres en 1708. |
| Jean-Charles Colombot - Architecte |
Bâtit l'église entre 1759 et 1763. |
Origine et histoire
L’abbaye Notre-Dame de Corneux, située à Saint-Broing en Haute-Saône (Bourgogne-Franche-Comté), est un ancien monastère de l’ordre des Prémontrés. Fondée en 1133 par le prieur Raimbaud, chanoine de Saint-Paul de Besançon, elle fut initialement placée sous la dépendance de cette abbaye avant d’être transférée en 1134 aux prémontrés de Saint-Martin de Laon. Ce site religieux, marqué par une histoire médiévale, connut une reconstruction majeure au XVIIIe siècle, sous la direction des architectes Dom Vincent Duchesne (pour les cloîtres à partir de 1708) et Jean-Charles Colombot (pour l’église, construite entre 1759 et 1763).
La Révolution française marqua un tournant pour l’abbaye : vendue comme bien national, elle fut transformée en château, tandis que son église était détruite. Au début du XXe siècle (vers 1920), l’aile ouest fut à son tour démolie, ne laissant subsister que les ailes est et sud des bâtiments claustraux, ainsi que leurs galeries de cloîtres. Les vestiges archéologiques et l’enclos, protégés depuis 2003 par une inscription aux Monuments Historiques, témoignent aujourd’hui de son passé monastique et architectural.
L’abbaye illustre l’évolution des établissements religieux en Franche-Comté, passant d’un lieu de vie monastique à un patrimoine historique préservé. Son architecture mêle ainsi des éléments médiévaux et classiques, reflétant les transformations culturelles et politiques de la région, de sa fondation au XIIe siècle jusqu’à sa sécularisation révolutionnaire. Les plans des architectes Duchesne et Colombot, bien que partiellement disparus, restent associés à son héritage artistique et spirituel.