Abbaye Notre Dame de Fontgombault dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise romane

Abbaye Notre Dame de Fontgombault

  • L'Abbaye
  • 36220 Fontgombault
Abbaye Notre Dame de Fontgombault
Abbaye Notre Dame de Fontgombault
Abbaye Notre Dame de Fontgombault
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Abbaye Notre Dame de Fontgombault
Crédit photo : Pierre Mairé - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondation de l'abbaye
XIIe et XIIIe siècles
Expansion et décor
1369-1372
Guerre de Cent Ans
1609
Bénéfice de l'abbaye
XVe et XVIe siècles
Développement et pillages
1741
Remplacement des bénédictins
1786
Destruction partielle
Fin du XVIIe siècle
Restauration majeure
1849
Acquisition par les trappistes
1948
Rétablissement bénédictin
1985
Indult pour le rite tridentin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parties anciennes de l'abbaye : classement par liste de 1862 ; Ancien prieuré de Décenet, initialement situé sur la commune de Pouligny-Saint-Pierre (Indre) , démonté pierre par pierre, et remonté dans l'enceinte de l'abbaye : inscription par arrêté du 3 septembre 1934

Personnages clés

Pierre de l'Étoile Fondateur de l'abbaye et premier abbé.
Du Guesclin Reprend l'abbaye des Anglais en 1372.
Jean d'Harambure Reçoit le bénéfice de l'abbaye en 1609.
Dom Nicolas Andrieu Prieur responsable de la restauration de l'abbaye à la fin du XVIIe siècle.
Antoine Forgeot Abbé de 1977 à 2011, impliqué dans l'affaire Paul Touvier.
Jean Pateau Abbé élu en 2011, conseiller municipal et successeur d'Antoine Forgeot.
Joseph Ratzinger Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, participant aux Journées liturgiques de Fontgombault en 2001.

Origine et histoire de l'Abbaye Notre-Dame

La chapelle de l'ancien prieuré de Decenet, petit édifice roman, est ornée d'un décor peint du XIIIe siècle comprenant un Christ en gloire entouré du tétramorphe et une Annonciation. L'abbaye Notre‑Dame de Fontgombault est une abbaye bénédictine de la congrégation de Solesmes, située à Fontgombault dans l'Indre. Fondée au XIe siècle, elle a retrouvé une vie monastique active lorsque la communauté a rétabli l'office divin en 1948. Joyau de l'art roman, l'abbatiale, avec son déambulatoire et ses chapelles rayonnantes aux proportions harmonieuses, a été classée au titre des monuments historiques en 1862 et inscrite en 1934.

En 1091, Pierre de l'Étoile et ses compagnons ermites fondent l'abbaye sur la rive droite de la Creuse, près de la fontaine de Gombaud. Devant l'afflux de disciples, Pierre institue une communauté suivant la règle de saint Benoît, en devient l'abbé et entreprend la construction de l'église abbatiale; il meurt d'ergotisme en 1114. Les abbés Guillaume et Airaud lui succèdent. Aux XIIe et XIIIe siècles, l'abbaye étend son influence en fondant une vingtaine de prieurés. Pendant la guerre de Cent Ans, elle est prise par les Anglais en 1369 puis reprise par Du Guesclin en 1372, événement dont témoigne la tour ronde fortifiée de l'actuelle hôtellerie. Aux XVe et XVIe siècles, les abbés font creuser de nombreux étangs, contribuant au développement de la pisciculture dans la Brenne, mais l'abbaye subit aussi des pillages, d'abord par des mercenaires au service de la famille de François de Sully, puis en 1569 par les calvinistes qui l'incendient. Malgré ces troubles, Jean d'Harambure reçoit le bénéfice de l'abbaye le 6 février 1609. Elle est restaurée à la fin du siècle suivant par dom Nicolas Andrieu, prieur de 1674 à 1705; Anselme Mornet puis Jean‑François de Chamillart en sont ensuite les abbés, ce dernier étant évêque de Senlis et élu à l'Académie française en 1702.

En 1741 l'archevêque de Bourges remplace la communauté bénédictine, réduite à quatre moines, par des lazaristes qui y fondent un séminaire et mènent des missions jusqu'en 1786. Pendant la Révolution, l'abbaye est partiellement détruite, vendue comme bien national et utilisée comme carrière de pierres; il ne subsiste que le cloître et quelques assises d'arcs. Une partie des biens est achetée par madame Dupin, puis dispersée par ses héritiers, avant que les trappistes n'acquièrent l'ensemble en 1849; sous l'abbé Pierre‑Marie Lenoir ils réhabilitent le domaine et créent en 1899 une distillerie de kirsch. Exilés en 1904 par les lois anti‑congrégations, les trappistes voient l'abbaye vendue à Louis Bonjean qui y installe une fabrique de boutons; à sa mort en 1914, elle sert d'hôpital militaire pour des blessés de l'armée belge jusqu'en 1918.

De 1919 à 1948, un séminaire diocésain de vocations tardives occupe les lieux avant de fermer par manque de vocations; une troupe de scouts s'y crée au début des années 1920. Restaurée par Germain Cozien, abbé de Solesmes, l'abbaye redevient bénédictine en 1948 avec l'arrivée de vingt‑deux moines venus de Solesmes; elle compte aujourd'hui près de soixante‑dix moines et a fondé quatre abbayes filles : Notre‑Dame de Randol (1971), Notre‑Dame de Triors (1984), Notre‑Dame de Gaussan (1994) et Notre‑Dame de l'Annonciation de Clear Creek aux États‑Unis (1999). Fontgombault est la fille la plus prolifique de Solesmes, rassemblant à elle et à ses fondations plus de deux cents moines. Appartenant à la congrégation de Solesmes, l'abbaye a préservé les traditions grégoriennes et bénéficie, depuis 1985, d'un indult pour la forme tridentine du rite romain.

Dans les années 1970 Paul Touvier y trouve un refuge temporaire; en 1990 l'abbé Antoine Forgeot intervient en sa faveur en se portant caution. Du 22 au 24 juillet 2001 l'abbaye accueille les "Journées liturgiques de Fontgombault", colloque auquel participe Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui y prononce deux conférences. Le 18 août 2011 Jean Pateau est élu abbé à la suite de la démission d'Antoine Forgeot, décédé le 15 août 2020; en 2013 l'abbé Jean Pateau est élu conseiller municipal et soutient le maire sur la question du mariage homosexuel, et le 10 octobre 2013 l'abbaye envoie treize moines pour relancer la communauté de l'abbaye Saint‑Paul de Wisques, désormais attachée à la forme tridentine. Le 29 juin 2019, l'abbaye a accueilli Jean‑Claude Romand, détenu libéré sous condition, et en 2020 Nicolas Diat publie Le Grand bonheur, récit d'une année passée auprès des moines.

L'abbatiale Notre‑Dame est d'architecture romane : orientée au sud‑est et de plan en croix latine, son chœur est légèrement désaxé vers la gauche; son plan rappelle celui de l'église Saint‑Nicolas de Blois. Le chœur, flanqué de doubles bas‑côtés, est prolongé par cinq chapelles rayonnantes; l'abside se développe sur trois niveaux successifs d'arcades, d'arcatures ouvrant sur les combles et de fenêtres encadrées d'arcades, qui laissent pénétrer abondamment la lumière, comme les grandes baies du déambulatoire. Les murs latéraux du transept, dépourvus d'ornementation, n'ouvrent que sur deux grandes fenêtres, tandis que la nef, reconstruite au XIXe siècle, se compose d'un vaisseau central et de bas‑côtés ouverts par une fenêtre à chacune des huit travées. La façade d'origine subsiste; son portail est cintré par quatre rangées d'archivoltes et, conformément au roman poitevin, il est dépourvu de tympan. L'abbaye est par ailleurs totalement autonome en matière d'énergie, grâce à une centrale installée sur la Creuse.

L'abbatiale mesure 80,40 m de longueur totale (dont une nef de 47,88 m), le transept s'étend sur 29,33 m de largeur, la hauteur sous voûte de la nef atteint 17,60 m et la coupole 22,70 m; depuis 1953 les abbés se sont succédé ainsi : Édouard Roux (1953‑1962), Jean Roy (1962‑1977), Antoine Forgeot (1977‑2011) et Jean Pateau (depuis 2011).

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Equipements et Détails

    • Boutique souvenir
    • Parking à proximité