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Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption de Châtre à Saint-Brice en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise romane

Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption de Châtre

  • 4 Route de Gardepee 
  • 16100 Saint-Brice
16100 Saint-Brice, 4 Route de Gardepee 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1000 ou 1077
Fondation de l’abbaye
XIIe siècle
Construction de l’abbatiale romane
XIVe siècle
Reconstruction du chœur
1562
Incendie pendant les guerres de Religion
1791
Suppression de la communauté canoniale
1795
Vente comme bien national
24 août 1948
Classement monument historique
2017
Rénovation de la façade
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Arnaud Taillefer - Comte d’Angoulême Donateur présumé de l’abbaye vers 1000
Robert d’Arbrissel - Fondateur de l’ordre de Fontevraud Un disciple enrichit l’abbaye
Jean Nanglard - Archiviste et historien Propose une fondation vers l’an 1000
Jean George - Historien local Attribue la fondation à 1077

Origine et histoire de l'Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption de Châtre

L’abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption de Châtre, implantée au cœur des vignes de Saint-Brice en Charente, est un joyau de l’art roman saintongeais. Son abbatiale, construite au XIIe siècle, se distingue par ses coupoles sur pendentifs, une rareté architecturale dans la région. La façade, sobre mais élégante, contraste avec la richesse de ses arcatures et de son portail polylobé sculpté de rinceaux. Fondée entre l’an 1000 et 1077 selon les sources, l’abbaye aurait été créée par un seigneur de Bourg-Charente ou par une donation d’Arnaud Taillefer, comte d’Angoulême, puis enrichie par un disciple de Robert d’Arbrissel.

L’abbaye abritait des chanoines réguliers de saint Augustin, vivant en communauté sous le vow de pauvreté. Son histoire, peu documentée, est marquée par des destructions successives : l’abside romane fut détruite pendant la guerre de Cent Ans, tandis qu’un incendie en 1562, durant les guerres de Religion, ravagea le bras nord du transept et une partie des bâtiments conventuels. À la Révolution, la communauté fut dissoute en 1791, et les lieux, vendus comme biens nationaux en 1795, devinrent une manufacture puis une exploitation agricole, effaçant une grande partie des vestiges.

Le chœur, reconstruit au XIVe siècle après la ruine de l’abside, présente une voûte d’ogives et un chevet plat. Une chapelle du XVe siècle, l’absidiole sud, subsiste également. Classée monument historique en 1948, l’abbaye a révélé des fresques polychromes lors de rénovations en 2017. Aujourd’hui, elle se visite l’été et conserve les traces d’un petit bâtiment conventuel voûté. Un spectacle son et lumière, monté par une association locale, a autrefois conté son histoire.

Architecturalement, la nef unique de 45 mètres, couverte de trois coupoles, et la coupole de la croisée du transept, ornée d’un cordon en dents de scie, illustrent la maîtrise des bâtisseurs romans. La façade, divisée en trois registres par des corniches, joue sur les proportions des arcatures pour créer un effet visuel harmonieux. Les chapiteaux, sculptés de rinceaux entrelacés, et le portail à voussures nues soulignent le raffinement de cet édifice, malgré les pertes subies au fil des siècles.

Liens externes

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