Abbaye Notre-Dame de la Charité à Fretigney-et-Velloreille en Haute-Saône
Patrimoine classéPatrimoine religieuxAbbaye
Abbaye Notre-Dame de la Charité
Le Village
70130 Fretigney-et-Velloreille
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye XIIe siècle (≈ 1250)
L'abbaye est fondée par des moines de l'abbaye de Bellevaux.
Fin du XIIe siècle
Développement industriel
Développement industriel Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
L'abbaye exploite des forges et des mines de fer.
XVIIIe siècle
Période de prospérité
Période de prospérité XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction de l'église et réaménagement du quartier abbatial.
1995
Inscription historique
Inscription historique 1995 (≈ 1995)
L'abbaye est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La glacière, en totalité (cad. A 461) : inscription par arrêté du 30 octobre 2002
Personnages clés
Pierre de Vadans
Premier abbé de l'abbaye de 1134 à 1162.
Origine et histoire de l'Abbaye Notre-Dame de la Charité
L'abbaye cistercienne Notre-Dame-de-la-Charité de Neuvelle-lès-la-Charité est située sur les communes de Neuvelle-lès-la-Charité et de Fretigney-et-Velloreille, en Haute-Saône, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, alors diocèse de Besançon. Fondée au XIIe siècle par des moines de l'abbaye de Bellevaux, elle fut précédée d'un prieuré de chanoines dépendant de Saint-Paul de Besançon de 1128 à 1133 ; son premier abbé fut Pierre de Vadans (1134-1162). Fille de Bellevaux et donc petite-fille de l'abbaye de Morimond, la maison se développa grâce à des donations et à des protections seigneuriales, et fonda elle-même l'abbaye de la Grâce-Dieu au nord-est de Besançon. Dès la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, l'abbaye exploita une activité industrielle autour de forges et de mines de fer, une industrie qui ne retrouva son essor qu'au XVIIIe siècle. Elle connut de nombreuses épreuves : épidémies, pillages et destructions pendant la guerre de Cent Ans, puis des saccages successifs par les troupes de Louis XI, par des mercenaires au temps des guerres de Religion et encore lors de la conquête de la Franche-Comté et de la guerre de Dix Ans. L'abbaye fut restaurée à plusieurs reprises malgré ces ravages ; elle fut néanmoins pillée à la Révolution et vendue comme bien national, entraînant la démolition d'une grande partie des bâtiments et le remplacement du logis abbatial par un château entouré d'un jardin à la française. Au XVIIIe siècle, l'ensemble connut une période de prospérité qui permit de reconstruire l'église, de réaménager le quartier abbatial et d'établir des communs. Subsistent des vestiges hydrauliques tels qu'un bassin et un moulin, ainsi qu'un colombier ; la Romaine a été canalisée en bordure du site et la grange cistercienne de Fontaine-Robert, construite au XVIIIe siècle, existe encore avec des logements, des granges, des écuries et un four. Le site fut acquis dans les années 1960-1970 par le comité d'établissement d'Alsthom Belfort pour des colonies de vacances, puis revendu à un particulier. L'ensemble a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1995 ; la glacière, située en face de la ferme et de l'auberge autrefois dépendantes de l'abbaye, a fait l'objet d'une inscription distincte en 2002. La glacière se présente comme une butte de terre de plan circulaire ; on y pénètre par un couloir voûté en brique qui conduit à un réservoir, sorte de puits tronconique en pierre couvert d'une coupole en brique, et une installation de ce type est attestée à cet endroit avant la Révolution.