Fondation de l’abbaye XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Monastère bénédictin féminin avec reliques attribuées.
1700–1799
Restauration de l’église
Restauration de l’église 1700–1799 (≈ 1750)
Travaux au XVIIIe siècle sur l’abbatiale.
avril 1944
Exécution par les Allemands
Exécution par les Allemands avril 1944 (≈ 1944)
Fusillade d’un résistant à Combe Froide.
23 mai 1951
Classement MH
Classement MH 23 mai 1951 (≈ 1951)
Inscription des vestiges à l’inventaire.
1er janvier 2016
Fusion communale
Fusion communale 1er janvier 2016 (≈ 2016)
Création de Sorges et Ligueux en Périgord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des vestiges : inscription par arrêté du 23 mai 1951
Personnages clés
Charlemagne - Empereur des Francs
Reliques attribuées conservées à l’abbaye.
Abbé Farnier - Historien local
Auteur d’études sur l’abbaye (1931).
Habitant d’Agonac (non nommé) - Victime de la Seconde Guerre mondiale
Fusillé en 1944 à Combe Froide.
Origine et histoire
L’abbaye Notre-Dame de Ligueux, située dans l’actuelle commune de Sorges et Ligueux en Périgord (Dordogne, Nouvelle-Aquitaine), fut fondée comme monastère bénédictin féminin aux XIIe et XIIIe siècles. Les sources mentionnent qu’elle abritait des reliques attribuées à Charlemagne, attirant ainsi pèlerins et dévotion locale. Son église abbatiale, de style roman, se distingue par une chapelle à quatre coupoles, une abside, deux absidioles, et un portail en bois, rare pour l’époque. Les corbeaux sculptés de figures humaines et les niches vides du mur ouest ajoutent à son originalité architecturale.
Au XVIIIe siècle, l’abbaye connut des restaurations, notamment sur son église, tandis que le logis de la prieure fut transformé en château au XVIIe siècle. Les vestiges actuels, inscrits aux monuments historiques depuis 1951, incluent aussi un puits médiéval, un pigeonnier, et des serres. Le site, aujourd’hui sur une propriété privée, reste partiellement visitable. La fusion en 2016 de Ligueux avec Sorges pour former Sorges et Ligueux en Périgord a modifié son cadre administratif, sans altérer son patrimoine.
Le contexte historique local est marqué par une occupation rurale et religieuse ancienne. La région, traversée par des voies de communication comme la ligne ferroviaire Limoges-Périgueux (XIXe siècle), a aussi été le théâtre d’événements tragiques pendant la Seconde Guerre mondiale. En avril 1944, un habitant d’Agonac, arrêté par les Allemands, fut fusillé à Ligueux au lieu-dit Combe Froide, où une stèle commémorative lui rend hommage. Ces éléments soulignent le double héritage spirituel et mémoriel du site.
L’abbaye illustre l’influence des ordres monastiques en Périgord, où les Bénédictines jouèrent un rôle économique et social via l’agriculture, l’éducation, ou les soins. Son déclin progressif, comme celui de nombreux monastères, s’inscrit dans les bouleversements religieux et politiques des XVIIe–XVIIIe siècles. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, offrent un témoignage tangible de cette histoire, complété par des études locales comme celles de l’abbé Farnier (1931).
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