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Abbaye Notre-Dame de Molesme en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Côte-dor

Abbaye Notre-Dame de Molesme

    Rue de l'Abbaye
    21330 Molesme
Propriété privée
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Abbaye Notre-Dame de Molesme
Crédit photo : Velvet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1075
Fondation de l'abbaye
1098
Départ de saint Robert
1111
Mort de saint Robert
1472
Destruction pendant la guerre
fin XVIe siècle
Incendie par les huguenots
1971
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Partie des restes de l'ancienne abbaye (cad. AB 114) : inscription par arrêté du 23 septembre 1971 ; Restes de l'ancienne abbaye (cad. AB 120, 123, 124, 127) : inscription par arrêté du 23 septembre 1971 ; Bâtiment abritant au niveau inférieur le cellier avec son pressoir et la cave et au niveau supérieur la grange ; colombier (cad. AB 251) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985

Personnages clés

Saint Robert - Fondateur de l'abbaye Initiateur de la réforme monastique.
Albéric - Moine et compagnon de saint Robert Co-fondateur de l'abbaye de Cîteaux.
Étienne Harding - Moine et réformateur Co-fondateur de Cîteaux avec saint Robert.
Saint Bruno - Moine issu de Molesme Fondateur des Chartreux.
Pétronille de Chacenay - Comtesse de Bar-sur-Seine Fondatrice du prieuré de Franchevaux.
Joseph Marie Terray - Dernier abbé avant la Révolution Ministre et contrôleur général des finances.

Origine et histoire

L’abbaye royale Notre-Dame de Molesme, située dans la commune de Molesme en Bourgogne, fut fondée en 1075 par saint Robert sur une terre offerte par le comte d'Auxerre. Ce dernier, accompagné de sept ermites, s’installa dans la forêt de Collan, près de Tonnerre, pour y vivre selon une règle de vie austère inspirée des Camaldules. En quelques années, l’abbaye attira de nombreux donateurs et visiteurs, ce qui modifia profondément son caractère initial. Malgré les tensions internes et les divisions au sein de la communauté, Robert de Molesme joua un rôle clé dans la réforme monastique, avant de fonder l’abbaye de Cîteaux en 1098 avec Albéric et Étienne Harding.

L’abbaye de Molesme connut une histoire tumultueuse, marquée par des destructions et des reconstructions successives. En 1472, elle fut détruite lors de la guerre opposant la France à la Bourgogne, puis incendiée par les huguenots à la fin du XVIe siècle pendant les guerres de Religion. Au XVIIIe siècle, elle fut largement restructurée avant d’être confisquée pendant la Révolution française. Les bâtiments furent alors partiellement démolis pour servir de carrière de pierres, et les vestiges restants furent inscrits aux monuments historiques en 1971. Aujourd’hui désaffectée, l’abbaye conserve des éléments architecturaux significatifs, comme le cellier, la grange et le colombier.

L’abbaye de Molesme joua un rôle majeur dans l’expansion du monachisme médiéval. Elle fonda plusieurs monastères en France, en Angleterre, en Suisse et en Belgique, et compta parmi ses membres des figures emblématiques comme saint Bruno, fondateur de l’ordre des Chartreux, et saint Guérin, fondateur de l’abbaye d’Aulps. Son influence s’étendit également à travers des prieurés et des églises, comme celui de Franchevaux, fondé en 1159 par Pétronille de Chacenay. Malgré les vicissitudes de l’histoire, l’abbaye reste un témoignage important du patrimoine religieux et architectural de la Bourgogne.

Les vestiges actuels de l’abbaye, dont l’église Sainte-Croix (ancienne chapelle des convers), permettent d’imaginer l’ampleur des constructions d’origine. Le site, qui fut également un lieu de tournage pour le film La morte vivante (1971) de Jean Rollin, continue d’attirer l’attention pour son histoire et son architecture. Les archives et les cartulaires de l’abbaye, conservés et étudiés, offrent une source précieuse pour comprendre son évolution et son rayonnement à travers les siècles.

Liens externes