Frise chronologique
1129
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
1129 (≈ 1129)
Création par Hélie, seigneur de Mézières.
1698
Reconstruction prémontrée
Reconstruction prémontrée
1698 (≈ 1698)
Rebâtie après les guerres de Religion.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Dispersion du mobilier et des objets sacrés.
1794
Destruction de l'église abbatiale
Destruction de l'église abbatiale
1794 (≈ 1794)
Par le premier propriétaire privé, Presolles.
1907
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction
1907 (≈ 1907)
Tourelle nord reconstruite en 1908.
1914
Quartier général et casino impérial
Quartier général et casino impérial
1914 (≈ 1914)
Utilisé par Joffre puis Guillaume II.
12 juin 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juin 1980 (≈ 1980)
Inscription des façades et toitures.
2014
Fermeture du domaine
Fermeture du domaine
2014 (≈ 2014)
Préparation d’un projet médico-social.
27 juillet 2024
Mariage municipal
Mariage municipal
27 juillet 2024 (≈ 2024)
Réception dans l’abbaye.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment subsistant. (cad. A 87) : inscription par arrêté du 12 juin 1980
Personnages clés
| Hélie, seigneur de Mézières - Fondateur |
Créa l’abbaye en 1129. |
| Louis Du Four de Longuerue - Abbé (1674-1733) |
Dirigea l’abbaye pendant 59 ans. |
| Jean-François Du Resnel du Bellay - Abbé nommé en 1733 |
Désigné par le duc d’Orléans. |
| Alfred Corneau - Propriétaire industriel |
Transforma le domaine en résidence. |
| Jacques Vendroux - Propriétaire et beau-frère |
Légua le château à son frère. |
| Yvonne de Gaulle - Visiteuse régulière |
Dernier pèlerinage en 1978. |
| Guillaume II - Empereur allemand |
Y installa un casino en 1914. |
| Charles de Gaulle - Hôte illustre |
Séjournait entre les deux guerres. |
| Michel Nicolle - Dernier propriétaire hôtelier |
Créa un établissement de luxe. |
Origine et histoire
L'abbaye Notre-Dame de Sept-Fontaines fut fondée en 1129 par Hélie, seigneur de Mézières, et confiée à des moines de Floreffe. Dévastée pendant les guerres de Religion, elle fut reconstruite en 1698 par les prémontrés. Son histoire est marquée par des destructions, comme celle de l'église abbatiale en 1794 après sa vente comme bien national en 1791, où son mobilier et ses objets sacrés furent dispersés dans les églises voisines.
À partir du XIXe siècle, le domaine changea plusieurs fois de mains, subissant des transformations majeures : disparition du cloître et des ailes, ajout de tours, et reconstruction partielle après un incendie en 1907. Au début du XXe siècle, il devint une propriété de plaisance pour des industriels, dont Alfred Corneau, avant d’être transmis à la famille Vendroux, belle-famille de Charles de Gaulle.
Pendant la Première Guerre mondiale, le château servit brièvement de quartier général au général Joffre, puis fut transformé en casino par l’empereur Guillaume II, qui y prenait quotidiennement le thé avec ses officiers. Entre les deux guerres, Charles de Gaulle y séjournait régulièrement pour des activités de loisirs et de chasse. Après 1945, le domaine, endommagé, fut restauré et converti en hôtel-restaurant de luxe, avant d’être fermé en 2014.
Le site, classé monument historique en 1980, abrite aujourd’hui un parcours de golf de 18 trous. En 2024, il a accueilli un mariage municipal, tout en préparant un projet médico-social innovant dédié aux personnes autistes. Son architecture, mêlant briques et pierres de style Louis XIII, avec des tours circulaire et hexagonale, domine un parc vallonné de 60 hectares.
Les abbés marquants incluent Louis Du Four de Longuerue (1674-1733) et Jean-François Du Resnel du Bellay, nommé en 1733. Le domaine, passé entre les mains de propriétaires privés comme le prince de Mérode et Michel Nicolle, illustre une transition d’un lieu religieux à une résidence aristocratique, puis à un établissement hôtelier et culturel.
La famille Vendroux, notamment Jacques et Jean (frère d’Yvonne de Gaulle), joua un rôle clé dans la préservation du site. Yvonne de Gaulle y effectua un dernier pèlerinage en 1978, soulignant l’attachement familial à ce lieu chargé d’histoire, entre patrimoine religieux, mémoire militaire et vie mondaine.