Fondation du couvent 1507 (≈ 1507)
Création par les frères Cordeliers
1583
Changement d'ordre religieux
Changement d'ordre religieux 1583 (≈ 1583)
Passage aux Récollets après Cordeliers
1692
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1692 (≈ 1692)
Dégâts majeurs aux bâtiments conventuels
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Conséquence de la Révolution française
1830
Transformation en auberge
Transformation en auberge 1830 (≈ 1830)
Nouvelle affectation du site
2002
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 2002 (≈ 2002)
Inscription de l’ensemble conventuel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien couvent à savoir : l'ensemble des bâtiments conventuels en totalité, y compris la fontaine, les sols des deux cours, des jardins et vergers, du cimetière, et les murs de clôture (cad. C 889, 888, 887, 1, 2) : inscription par arrêté du 11 février 2002
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique
Origine et histoire de l'Abbaye Notre-Dame des Anges
L’abbaye Notre-Dame des Anges, située à Landéda dans le Finistère, a été fondée en 1507 comme couvent pour les frères Cordeliers. Occupé jusqu’en 1583, le site passe ensuite aux mains des Récollets. En 1692, un incendie endommage gravement les bâtiments, marquant un tournant dans son histoire architecturale. Après la Révolution, l’abbaye est vendue comme bien national en 1792, puis transformée en auberge en 1830, perdant progressivement des éléments clés comme les dortoirs, la chapelle des trépassés, et une partie du cloître.
Au début du XVIIIe siècle, des reconstructions modifient la structure d’origine : l’aile ouest est rebâtie avec une volumétrie différente, tandis qu’après 1750, la bibliothèque est reconstruite dans l’aile est. Malgré ces transformations, l’organisation spatiale autour des deux cours carrées subsiste, avec l’église rectangulaire au nord et des vestiges comme quatre arcades en plein cintre de l’ancienne grange. Le cimetière des moines, les jardins et les vergers ont conservé leur emprise d’origine, témoignant de la vie monastique passée.
Aujourd’hui, l’ancien couvent est protégé en totalité depuis 2002 (bâtiments, sols des cours, jardins, cimetière et murs de clôture). Les éléments disparus au XIXe siècle (aile est, cuisine, réfectoire) contrastent avec les parties préservées, comme le narthex de l’église ou les arcades. Le site illustre ainsi les mutations d’un patrimoine religieux breton, marqué par les aléas historiques et les réaffectations successives.