Fondation par Philippe le Bel 1309 (≈ 1309)
Création de l'abbaye sur des terres confisquées.
1336
Consécration de l'abbaye
Consécration de l'abbaye 1336 (≈ 1336)
Cérémonie dirigée par le cardinal Guy de Boulogne.
1346
Pillages anglais après Crécy
Pillages anglais après Crécy 1346 (≈ 1346)
Dégâts causés par les troupes anglaises.
1526
Incendie de l'abbatiale
Incendie de l'abbatiale 1526 (≈ 1526)
Reconstruction jusqu'en 1541.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Début de la démolition de l'église.
1920
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1920 (≈ 1920)
Protection des bâtiments restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment principal de l'abbaye ; bâtiment dit Maison des Pères ; bâtiment dit Tours de Fécamp : classement par arrêté du 18 mars 1920 ; Murs de clôture, y compris la porte principale d'entrée : classement par arrêté du 22 novembre 1930 ; Grange du Moncel (vestige de la ferme de l'abbaye) (cad. G 888) : inscription par arrêté du 27 décembre 1988
Personnages clés
Philippe le Bel - Fondateur et roi de France
Confisqua les terres pour y établir l'abbaye.
Philippe de Beaumanoir - Ancien propriétaire des terres
Bailli de Senlis, endetté envers la couronne.
Pernelle de Troyes - Première abbesse (1336-1344)
Béatifiée après sa mort en 1355.
Jeanne de Bourgogne - Reine de France et bienfaitrice
Légua ses entrailles à l'abbatiale.
Philippe de Pellevé - Abbesse (1568-1607)
Fit construire le palais abbatial.
Eugène Lefèvre-Pontalis - Archéologue et historien
Contribua au classement de l'abbaye.
Origine et histoire
L'abbaye Saint-Jean-Baptiste du Moncel, située à Pontpoint dans l'Oise (Hauts-de-France), fut fondée en 1309 par Philippe le Bel sur des terres confisquées à Philippe de Beaumanoir, bailli de Senlis. Le roi, conseillé par son confesseur franciscain, y installa un couvent de Clarisses, ordre contemplatif féminin lié aux franciscains. La construction débuta en 1309, mais fut interrompue à la mort de Philippe le Bel en 1314, avant d’être reprise en 1328 sous Philippe de Valois. L’abbaye fut consacrée en 1336 par le cardinal Guy de Boulogne, en présence de la famille royale et de nobles dames.
Les premières religieuses, au nombre de douze, arrivèrent en 1335, provenant des abbayes de Longchamp, Saint-Marcel et Provins. L’abbaye, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, accueillit rapidement soixante moniales issues de l’aristocratie, qui versaient une dot à leur entrée. La reine Jeanne de Bourgogne, particulièrement attachée au Moncel, y légua ses entrailles par testament, incitant d’autres nobles à faire de même. L’abbaye bénéficia de revenus royaux, dont la ferme du Moncel, et devint un lieu de prière pour la prospérité du royaume.
Au XIVe siècle, l’abbaye connut des épreuves comme les pillages anglais après la défaite de Crécy (1346), la peste noire (1348), et les dommages causés par la Grande Jacquerie (1358). La commune de Pontpoint, endettée envers l’abbaye, lui céda ses droits en 1364, mettant fin à son autonomie. Malgré ces difficultés, l’abbaye prospéra grâce à ses privilèges forestiers et son rôle spirituel, attirant des personnalités comme sainte Colette de Corbie, qui y séjournait brièvement en 1402 avant de critiquer son manque de rigueur monastique.
À l’époque moderne, l’abbaye connut des périodes fastes sous François Ier, qui confirma ses privilèges en 1549 après un incendie en 1526. Cependant, elle perdit la faveur royale sous Louis XIV, qui limita la durée de l’abbatiat et tenta d’imposer une abbesse de son choix. Au XVIIIe siècle, face à la diminution des vocations, l’abbaye ouvrit un pensionnat pour jeunes filles, accueillant entre 37 et 46 élèves. La Révolution française sonna son déclin : vendue comme bien national en 1792, son église fut démolie en 1795, et ses pierres vendues.
Après sa désaffectation, l’abbaye servit d’hôpital militaire, de cave à vin au XIXe siècle, puis de petit séminaire de 1923 à 1982. Classée Monument historique en 1920, elle fut sauvée par le Club du Vieux Manoir à partir de 1984. Aujourd’hui, ses bâtiments restaurés, dont les caves voûtées du XIVe siècle et les charpentes en carène renversée uniques en Europe, se visitent. Le site abrite également un musée archéologique et accueille des événements culturels, perpétuant son héritage royal et monastique.
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L'Abbaye est prise en charge par le Club du Vieux Manoir depuis 1984.
On peut profiter à présent de ce cadre exceptionnel pour y réaliser divers événements ou manifestations tels que Mariages, réceptions, expositions, concerts
en profitant de la grande cour, de la salle Philippe Le Bel, les celliers voutés et l'exclusivité des lieux dans un parc de 6 ha.
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