Frise chronologique
vers 950
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
vers 950 (≈ 950)
Par Aton de Benoît, vicomte de Béziers
vers 1040
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
vers 1040 (≈ 1040)
Par Bernard, évêque de Couserans
fin Xe siècle
Rattachement à Cuxa
Rattachement à Cuxa
fin Xe siècle (≈ 1095)
Prospérité et acquisitions de prieurés
1236 et 1470
Tentatives d'indépendance de Moissac
Tentatives d'indépendance de Moissac
1236 et 1470 (≈ 1470)
Conflits avec Cluny et Moissac
1474
Transaction entre Cluny et Moissac
Transaction entre Cluny et Moissac
1474 (≈ 1474)
Fin des tensions pour Lézat
1776
Suppression de l'abbaye
Suppression de l'abbaye
1776 (≈ 1776)
Dispersion des religieux
8 novembre 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
8 novembre 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges restants
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Aton de Benoît - Vicomte de Béziers |
Fondateur vers 950 |
| Bernard - Évêque de Couserans |
Reconstruit l'église vers 1040 |
| Charles le Chauve - Roi des Francs |
Acte de 859 dans le cartulaire |
Origine et histoire
L’abbaye Saint-Antoine-et-Saint-Pierre de Lézat, souvent appelée abbaye de Lézat, est une ancienne abbaye bénédictine fondée vers 950 par Aton de Benoît, vicomte de Béziers. Située à Lézat-sur-Lèze en Ariège, elle fut d’abord rattachée à l’ordre de Cluny avant de passer sous la dépendance de l’abbaye de Cuxa à la fin du Xe siècle. Elle prospéra alors, acquérant des prieurés comme celui de Saint-Béat en 1003, puis revint sous l’autorité de Cluny à la fin du XIe siècle. L’église fut entièrement reconstruite vers 1040 par Bernard, évêque de Couserans.
La tradition évoque une fondation plus ancienne, en 844, par un certain Aton, évêque ou vicomte, mais les premiers documents authentiques datent de 940. Un acte de Charles le Chauve en 859 est mentionné dans le cartulaire de l’abbaye. L’abbaye fut ensuite placée sous la tutelle de l’abbaye Saint-Pierre de Moissac, bien qu’elle ait tenté de s’en affranchir en 1236 et 1470. Une transaction en 1474 mit fin aux tensions entre Cluny et Moissac.
Les moines de Lézat revendiquaient la possession des reliques de saint Antoine, affirmant les avoir volées en Orient. Cependant, d’autres abbayes, comme Saint-Antoine ou Montmajour, possédaient également des reliques attribuées au même saint. En 1768, seuls dix religieux y vivaient encore, et l’abbaye fut supprimée en 1776 par la Commission des réguliers. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges de l’abbatiale médiévale, tandis que le bâtiment conventuel du XVIIIe siècle abrite la mairie.
L’abbaye est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis le 8 novembre 1988. Parmi les vestiges subsistants figurent quelques pans de murs de l’abbatiale et le palais abbatial, appelé le prieuré. Son histoire reflète les rivalités entre ordres monastiques et les transformations religieuses de la région.