Abbaye Saint-Florentin de Bonneval dans l'Eure-et-Loir

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye Saint-Florentin de Bonneval

  • 32 Rue de la Grève
  • 28800 Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
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Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Crédit photo : Roland45 - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
857
Fondation de l'abbaye
XIIe siècle
Période de prospérité
XIIIe siècle
Période de prospérité
XVe siècle
Reconstruction après guerre
1715
Rénovation par les mauristes
1735
Construction des cloîtres
1828
Acquisition par le conseil général
1883
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abbaye (ancienne) : classement par arrêté du 11 août 1883

Personnages clés

Foulques Chevalier fondateur de l'abbaye.
René d’Illiers Évêque de Chartres responsable de la reconstruction de l'abbaye à la fin du XVe siècle.
Arnaud de Bonneval Abbé et biographe de Bernard de Clairvaux.
Victor Bigot Médecin directeur responsable de la restauration du logis abbatial à la fin du XIXe siècle.

Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Florentin

L’ancienne abbaye Saint-Florentin, située à Bonneval dans le département d’Eure-et-Loir et dépendant du diocèse de Chartres, est une ancienne fondation bénédictine datant de 857. Elle fut fondée sous l’égide d’un chevalier nommé Foulques et sa fondation fut ensuite ratifiée par l’évêque de Chartres. Initialement dédiée aux saints Pierre et Marcellin, l’abbaye prit le nom de Saint-Florentin après l’accueil des reliques de saint Florentin et saint Hilaire, qui suscitèrent de nombreuses dévotions et miracles au retour du voyage des moines. L’établissement connut des périodes de prospérité, notamment aux XIIe et XIIIe siècles, et compta parmi ses abbés Arnaud (ou Ernald) de Bonneval, biographe de Bernard de Clairvaux. L’abbaye subit plusieurs destructions : elle fut incendiée lors des invasions normandes et de nouveau pillée et brûlée pendant la guerre de Cent Ans, lorsque Henri V campa sous les murs de Bonneval. Relevée à la fin du XVe siècle sous la direction de René d’Illiers, évêque de Chartres, elle dut encore être réparée après un nouvel incendie causé par l’attaque des protestants menée par Louis Ier de Bourbon-Condé. Rattachée à la Congrégation de Saint-Maur en 1660, l’abbaye fut remaniée par les mauristes, qui entreprirent des reconstructions à partir de 1715 et élevèrent les cloîtres dans la tradition mauriste en 1735. Déclaré bien national à la Révolution, le domaine fut vendu et transformé en filature puis en fabrique de tapis avant d’être acquis en 1828 par le conseil général d’Eure-et-Loir. En 1845, l’abbaye accueillit une colonie agricole pour enfants abandonnés, initiative du conseil général avec le concours de sœurs et de médecins, puis fut convertie en 1861 en asile départemental pour aliénés. Le logis abbatial, partiellement conservé, a été restauré à la fin du XIXe siècle dans son style de la première Renaissance par le médecin directeur Vincent Bigot. Inscrits ou conservés parmi les vestiges, on peut citer la porte d’entrée fortifiée et le logis abbatial du XVe siècle ; plusieurs dépendances et prieurés, comme celui de Cormainville — où subsistent l’église Saint-Pierre et la grange dîmière — et le prieuré de Courbehaye-Ormoy, rappellent l’étendue autrefois monastique du domaine. Classé monument historique en 1883, le site abrite aujourd’hui un hôpital psychiatrique.

Liens externes