Fondation de l'abbaye 2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
L'abbaye est fondée par Gilbert de Neuffonts à son retour de croisade.
1612
Dégradation de l'église
Dégradation de l'église 1612 (≈ 1612)
L'église est signalée en mauvais état et la flèche du clocher s'effondre.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
L'abbaye est vendue pendant la Révolution et transformée en exploitation agricole.
Milieu XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures Milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Réaménagement des cellules et construction du logis de l'abbé.
1969
Classement historique
Classement historique 1969 (≈ 1969)
La salle capitulaire et le chauffoir sont classés monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment subsistant comprenant la salle capitulaire et le chauffoir (cad. A 110) : classement par arrêté du 17 septembre 1969 - Le bâtiment de l'hôpital, ainsi que la cour et le jardin (cad. ZE 29, 30) : inscription par arrêté du 3 décembre 2001
Personnages clés
Gilbert de Neuffonts
Fondateur de l'abbaye au XIIe siècle.
Jacques-Antoine de Combes des Morelles
Acheteur de l'abbaye pendant la Révolution.
Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Gilbert de Neuffontaines
L'abbaye Saint-Gilbert de Neuffontaines est située à Saint-Didier-la-Forêt, dans le département de l'Allier, au nord du bourg entre la RD 6 et l'Andelot. Fondée au XIIe siècle par Gilbert de Neuffonts à son retour de croisade, elle dépendait de l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré et comprenait un monastère d'hommes ainsi qu'une léproserie ; Gilbert y fut enterré et rapidement vénéré. À l'origine, l'ensemble formait un quadrilatère d'environ 900 mètres carrés, avec une source en son centre ; l'agencement comprenait une église en croix latine dotée d'un clocher et d'une tour crénelée, un bâtiment abritant la salle capitulaire, la cuisine et les cellules, un autre pour l'hôtellerie et sans doute la salle de justice, ainsi qu'un hôpital. Dès 1612, l'église était signalée en mauvais état et la flèche du clocher s'était écroulée ; autour de 1750 les cellules au-dessus de la salle capitulaire furent réaménagées et, en 1779, le logis de l'abbé fut élevé à l'ouest, en dehors de l'enceinte. Vendue comme bien national pendant la Révolution le 13 avril 1791 pour 132 100 livres, elle fut achetée par Jacques-Antoine de Combes des Morelles et transformée en exploitation agricole. Le cadastre de 1839 montre la propriété partagée entre deux propriétaires, puis, à partir de 1850, l'église et plusieurs bâtiments furent démolis et l'ensemble se dégrada en devenant une ferme. Rachetée vers 1950, l'abbaye a fait l'objet de restaurations et, à partir de 1960, les bâtiments ont été progressivement réhabilités ; en 1978 les deux bâtiments est et ouest du XIIe siècle et le logis abbatial du XVIIIe siècle étaient signalés en excellent état, reliés au sud par un passage couvert moderne. Deux des bâtiments subsistants, correspondant à l'ancien hôpital et au bâtiment des chanoines, relèvent de l'architecture romane cistercienne ; la cour d'entrée occupe l'emplacement du cloître, l'hôpital se trouvant à droite et le bâtiment des chanoines à gauche. Dans ce dernier, la salle chauffoir voûtée d'arêtes et la salle capitulaire couverte de croisées d'ogives sont remarquables ; des chapiteaux de l'église sont conservés au musée de Moulins. La salle capitulaire et le chauffoir ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 17 septembre 1969, et le bâtiment de l'hôpital ainsi que la cour et le jardin ont été inscrits par arrêté du 3 décembre 2001. Aujourd'hui le domaine est en visite libre et sert également de lieu de réception et d'hébergement en chambres d'hôtes.