Fondation de l'abbaye 1152 (≈ 1152)
Guillaume Ier de Montfort fonde l'abbaye pour des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin.
1156
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1156 (≈ 1156)
La première église de l'abbaye est consacrée, laissant quelques vestiges.
XIVe siècle
Reconstruction et agrandissement
Reconstruction et agrandissement XIVe siècle (≈ 1450)
L'église est reconstruite et agrandie, avec l'ajout du portail occidental.
XVIIe siècle
Construction du cloître
Construction du cloître XVIIe siècle (≈ 1750)
Un cloître est construit au nord de l'église, mais reste inachevé.
1816
Rachat par une ursuline
Rachat par une ursuline 1816 (≈ 1816)
Une ancienne ursuline rachète l'abbaye et y fonde une communauté indépendante.
1922
Acquisition par les montfortains
Acquisition par les montfortains 1922 (≈ 1922)
Les pères montfortains acquièrent l'abbaye et y aménagent un séminaire.
1976
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1976 (≈ 1976)
Un incendie détruit une grande partie de l'église et des bâtiments conventuels.
1997
Inscription des vestiges
Inscription des vestiges 1997 (≈ 1997)
Le mur occidental est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur occidental (cad. A 799) : inscription par arrêté du 6 novembre 1997
Personnages clés
Guillaume Ier de Montfort
Fondateur de l'abbaye en 1152.
Bernard
Premier abbé régulier documenté en 1168.
Claude Fouchet
Dernier abbé commendataire de 1786 à 1790.
Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Jacques
L'abbaye Saint-Jacques de Montfort, située à Montfort-sur-Meu et Breteil (Ille-et-Vilaine), a été fondée en 1152 par Guillaume Ier de Montfort, fils aîné de Raoul II de Gaël-Montfort, pour des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. La première église, consacrée en 1156, n'a laissé que quelques pans de murs et des traces d'ouvertures. L'ensemble fut reconstruit au XIVe siècle, période d'opulence au cours de laquelle l'église fut agrandie selon le plan qu'elle conserve encore. De cette campagne date le portail occidental, orné de fines colonnettes et de chapiteaux sculptés de feuillages. Une seconde grande campagne de travaux au XVIIe siècle entraîna la reconstruction d'un cloître au nord de l'église ; inachevé, il ne comporte que deux corps de bâtiments disposés en équerre. Les bâtiments conventuels du XIVe siècle, abandonnés, disparurent rapidement. Vendue comme bien national à la Révolution, l'abbaye fut rachetée en 1816 par une ancienne ursuline qui y fonda une communauté indépendante ; de nouveaux bâtiments, dont une chapelle, furent construits et l'église fut divisée et plafonnée pour être redistribuée en salles et en dortoirs. Après l'expulsion des sœurs en 1910, l'ensemble fut laissé à l'abandon jusqu'à son acquisition par les pères montfortains en 1922, qui aménagèrent un séminaire, rétablirent le volume de l'église et percèrent de nouvelles baies. En 1976, un incendie détruisit la couverture et la partie supérieure des murs de l'église ainsi que la toiture et l'intérieur des bâtiments conventuels du XVIIe siècle. Aujourd'hui, les vestiges comprennent notamment le mur occidental partiellement inscrit au titre des monuments historiques le 6 novembre 1997 et le portail ouest aux colonnettes et chapiteaux feuillagés. La succession des abbés, réguliers puis commendataires, est bien documentée, allant de Bernard (1168) à Claude Fouchet (1786-1790) ; entre 1550 et 1786, seulement cinq abbés se sont succédé. Le site traduit ainsi une histoire longue et remaniée, où subsistent des éléments notables du XIVe siècle et des traces des transformations postérieures.