Fondation initiale VIIe siècle (≈ 750)
Fondation de l'abbaye par sainte Salaberge comme monastère de femmes.
1128
Changement de vocation
Changement de vocation 1128 (≈ 1128)
Remplacement des moniales par des bénédictins, changement de nom.
XVe siècle
Modification du chevet
Modification du chevet XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement du chevet plat par un chevet polygonal.
1808
Destruction de l'église
Destruction de l'église 1808 (≈ 1808)
Destruction de l'église et construction d'une porte monumentale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail de la chapelle (ruines) : classement par arrêté du 8 juillet 1911 ; Escalier monumental du XVIIIe siècle et grenier d'abondance : inscription par arrêté du 22 juillet 1927
Personnages clés
Sainte Salaberge
Fondatrice et première abbesse de l'abbaye.
Sainte Anstrude
Abbesse remarquable de l'abbaye, morte en 688 ou 707.
Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Jean
Fondée au VIIe siècle par sainte Salaberge, l'ancienne abbaye de Saint‑Jean de Laon était à l'origine un monastère de femmes dédié à Notre‑Dame. Sainte Salaberge en fit un monastère double et en fut la première abbesse ; l'établissement rassembla rapidement de nombreuses moniales. L'une des chapelles, dédiée à saint Jean‑Baptiste, donna son nom au monastère lorsque les religieuses furent remplacées par des bénédictins en 1128. L'abbaye fut reconstruite après l'incendie de 1112 ; l'église Notre‑Dame la Profonde, rebâtie au XIIe siècle puis arasée en 1590, conserve une élévation intégrée dans le rempart de la ville. Au XVe siècle, le chevet plat de l'église fut remplacé par un chevet polygonal. Les constructions médiévales ont en grande partie disparu, à l'exception du gros‑œuvre du logis abbatial. Après l'introduction de la réforme de Saint‑Maur en 1644, des travaux de restauration menés en 1663, mentionnés par une date sur l'aile sud, s'élevèrent à 30 000 livres. Le cloître et les escaliers furent reconstruits en 1742, puis le logis abbatial accueillit en 1779 le collège de la ville. Après la Révolution, les bâtiments abritèrent le conseil général et la préfecture ; pour ces usages, les architectes Carrier et Gilbert élevèrent en 1808 une porte monumentale devant l'aile nord et refirent les décors intérieurs. L'église, dont subsistait un portail du XVe siècle, fut détruite en 1808 ; la porte nord fut démolie en 1820. Les bombardements de 1944 détruisirent les greniers et vendangeoirs qui contenaient les archives départementales, et de nouveaux bâtiments furent édifiés dans les années 1950 et 1980. Le portail de la chapelle a été classé au titre des monuments historiques en 1911 ; l'escalier monumental et le grenier d'abondance ont été inscrits en 1927. Le scriptorium de l'abbaye, riche d'environ 300 volumes, servit de base aux premiers enseignements de l'école de Laon. Parmi les abbesses remarquées dans la tradition figurent sainte Salaberge (fondatrice) et sainte Anstrude, morte en 688 ou 707. Aujourd'hui, l'emprise de l'abbaye accueille les services de l'hôtel de la préfecture de l'Aisne.