Abbaye Saint-Jouin de Marnes à Saint-Jouin-de-Marnes dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise romane

Abbaye Saint-Jouin de Marnes

  • 14 Route de Poitiers
  • 79600 Saint-Jouin-de-Marnes
Abbaye Saint-Jouin de Marnes
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Abbaye Saint-Jouin de Marnes
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du IVe siècle
Fondation de l'oratoire
VIe siècle
Adoption de la règle bénédictine
843
Refuge des moines de Vertou
1095-1130
Construction de l'église abbatiale
XIe siècle
Construction de l'église abbatiale
Fin du XIe siècle
Reconstruction de l'église
Début du XIIe siècle
Achèvement de l'église
XVIe siècle
Destruction pendant les guerres
1655
Rattachement à Saint-Maur
1862
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1862. En totalité, l'ancien presbytère (partie des bâtiments conventuels de l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes) et les parcelles sur lesquelles il se situe, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AD 1, 2) : inscription par arrêté du 23 janvier 2017

Personnages clés

Raoul Moine qui devint abbé et impulsa la construction de l'église abbatiale
Jovinus (Jouin) Fondateur de l'oratoire à la fin du IVe siècle.
Raoul de La Futaie Conduit la construction de la nouvelle église abbatiale au XIe siècle.
Prosper Mérimée Contribue à la sauvegarde du monument au XIXe siècle.
Aymar Gouffier de Boisy Abbé en fonction jusqu'en 1516.

Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Jouin de Marnes

L'abbaye de Saint-Jouin de Marnes, située à Saint-Jouin-de-Marnes dans les Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine), est l'un des principaux ensembles romans du Poitou ; de l'abbaye bénédictine prospère au Moyen Âge subsistent une enceinte, un parc et quelques vestiges du XVIIe siècle appartenant aux bâtiments conventuels. L'ancienne église abbatiale, remarquable pour sa vaste façade sculptée et son abside ornée d'arcatures en plein cintre moulurées, constitue l'élément le plus significatif conservé. Le tympan du fronton présente un parement réticulé en arête de poisson ; de part et d'autre de la grande fenêtre figurent un cheval et un lion, tandis que statues et figures sculptées furent détruites pendant les guerres de Religion ; à la base du fronton subsiste la représentation d'une procession. Le site, connu autrefois sous les noms d'Ensio puis Ension, trouve son origine dans une tradition qui attribue sa fondation à Jovinus (Jouin) et à ses disciples à la fin du IVe siècle, lorsque fut établi un oratoire près du village. Un monastère se développa ensuite et devint l'un des premiers centres de diffusion du christianisme dans la région ; les reliques du fondateur furent conservées dans l'église carolingienne. Au VIe siècle, la règle de saint Benoît s'imposa sous l'influence de missionnaires, puis la communauté connut des perturbations aux VIIIe et IXe siècles lors de conflits et d'invasions. Épargnée par les raids vikings en raison de son éloignement des voies navigables, l'abbaye accueillit des moines réfugiés et reçut des reliques qui renforcèrent l'afflux de pèlerins et la prospérité du lieu. Située sur la Via Turonensis, l'abbaye vit au XIe siècle l'accroissement du pèlerinage vers Saint-Jacques et dut entreprendre la construction d'une nouvelle église abbatiale sous la conduite de Raoul de La Futaie ; l'édifice fut largement achevé au début du XIIe siècle. L'abbaye, à son apogée, exerçait une juridiction étendue sur de nombreuses églises et connut d'importantes fondations et dépendances. Aux XIIe et XIIIe siècles, des transformations architecturales modifièrent l'édifice : les voûtes romanes de la nef et du chœur furent remplacées par des voûtes gothiques de style angevin et des consolidations furent nécessaires en raison de fissures et d'affaissements. Pendant la guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, l'abbaye fut renforcée pour la défense ; le bras sud du transept fut surélevé et doté de mâchicoulis, des aménagements de circulation et des espaces de stockage furent créés, et l'ensemble résista aux attaques avant d'être restauré partiellement. Aux XVIe siècles, les guerres de Religion entraînèrent des pillages et des incendies qui détruisirent en grande partie les bâtiments et firent disparaître les reliques de saint Jouin. En 1655 la communauté se rattacha à la congrégation de Saint-Maur et connut une période de renouveau et d'extension des bâtiments conventuels jusqu'au XVIIIe siècle. Le déclin monastique du XVIIIe siècle conduisit à la reconstruction partielle du couvent, à la perte d'indépendance et à l'abandon progressif des lieux ; la Révolution mit fin à la vie monastique et entraîna la vente d'une partie des bâtiments comme biens nationaux, tandis que l'église fut rendue au culte. Au XIXe siècle, Prosper Mérimée signala l'état dégradé du monument et contribua à sa sauvegarde ; en 1862 l'église abbatiale fut classée au titre des monuments historiques, de même que plusieurs éléments intérieurs. Les restaurations, parfois interrompues, se poursuivirent jusque dans la seconde moitié du XXe siècle ; aujourd'hui l'église abbatiale, la galerie sud du cloître, des vestiges conventuels et le parc témoignent de l'importance passée du site. L'ancien presbytère a été inscrit au titre des monuments historiques en 2017. Sur le plan architectural, l'ensemble présente notamment la façade sculptée, la nef, le chœur et ses stalles, l'abside et les chapelles absidiales, le clocher à la croisée du transept, les contreforts du transept côté sud ainsi que les côtés nord et sud de l'église. Parmi les abbés et prévôts cités figurent Raoul, Simon et Brice, ainsi qu'Aymar Gouffier de Boisy, en fonction jusqu'en 1516. L'abbaye possédait plusieurs prieurés — la Futaie, Saint-Jacques de Mont-Alboin, Saint-Nicolas-du-Roc, Saint-Étienne du Pallet — et exerçait des droits sur la chapelle castrale Saint-Jean-Baptiste, ce qui conduisit à la fondation du prieuré Saint-Nicolas hors les murs de Prigny ; ce prieuré et son sanctuaire furent détruits en 1730. Les richesses et les dons des pèlerins, ainsi que les possessions et prieurés, ont longtemps contribué à l'importance spirituelle et économique de Saint-Jouin dans la région.

Liens externes