Frise chronologique
1816
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1816 (≈ 1816)
Création par Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé au Temple.
1848
Expulsion du Temple
Expulsion du Temple
1848 (≈ 1848)
Déplacement rue Monsieur à Paris.
1932
Élévation en abbaye
Élévation en abbaye
1932 (≈ 1932)
Statut obtenu avant Limon.
10 juin 1950
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
10 juin 1950 (≈ 1950)
Par Angelo Roncalli, futur Jean XXIII.
1957
Dédicace de l’église
Dédicace de l’église
1957 (≈ 1957)
Fin des travaux principaux.
1967
Fondation de Jouques
Fondation de Jouques
1967 (≈ 1967)
Création d’une abbaye fille.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé - Fondatrice du prieuré |
Princesse en religion, Mère Marie-Josèphe. |
| Angelo Roncalli (Jean XXIII) - Nonce apostolique |
Pose la première pierre en 1950. |
| Geneviève Gallois - Artiste verrière |
Créatrice des vitraux bibliques. |
| Melchior de Vogüé - Moine et bienfaiteur |
Entré en 1955 avec son épouse. |
| Carmen Bernos de Gasztold - Personnalité liée |
Associée à l’abbaye (détails non précisés). |
Origine et histoire
L’abbaye Saint-Louis-du-Temple, dite de Limon, est un monastère bénédictin fondé au XXe siècle dans la commune de Vauhallan (Essonne). Elle succède au couvent des bénédictines de la rue Monsieur à Paris, communauté influente dans la vie religieuse et culturelle française depuis 1816. Ce prieuré, créé par la princesse Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé après son exil, fut d’abord installé au Temple avant d’être expulsé en 1848, puis relocalisé rue Monsieur jusqu’à la Première Guerre mondiale.
La construction de l’abbaye actuelle débuta en 1950 sur un domaine agricole à Limon, après l’achat d’une propriété en 1931. La première pierre fut posée par Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII, alors nonce apostolique. Les bâtiments, organisés autour d’un cloître rectangulaire, mêlent pierre et style classique. L’église, dédiée en 1957, abrite des vitraux conçus par la religieuse Geneviève Gallois, illustrant des scènes bibliques et des psaumes.
L’abbaye perpétue des traditions monastiques tout en s’adaptant à l’époque moderne. Elle a conservé des éléments historiques, comme le château de Limon transformé en maison d’accueil, et abrite deux musées : l’un dédié à sa fondatrice, Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, l’autre à Geneviève Gallois. Les activités incluent un atelier de reliure réputé et, jusqu’aux années 1990, un dispensaire. En 2008, la communauté comptait 43 moniales.
Lieu d’étape sur la via Turonensis vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l’abbaye reste un centre spirituel et culturel. Elle a essaimé en 1967 avec la fondation de l’abbaye Notre-Dame-de-Fidélité à Jouques. Son histoire reflète les bouleversements religieux et sociaux de la France, de la Restauration à nos jours, tout en incarnant la continuité de la vie bénédictine.