Abbaye Saint-Michel de Gaillac dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye Eglise gothique

Abbaye Saint-Michel de Gaillac

  • 2 Rue de la Portanelle
  • 81600 Gaillac
Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Abbaye Saint-Michel de Gaillac
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Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
972
Fondation de l'abbaye
XIe siècle
Construction initiale
XIIe siècle
Construction d'un nouvel édifice
1273
Reconstruction partielle
1572
Massacre des protestants
1570-1620
Reconstruction et redécoration
XVIe siècle
Destruction partielle
1636-1668
Reconstruction du logement abbatial
1840
Classement historique
XIXe siècle
Restauration néo-classique
1994
Inscription des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Anciens bâtiments abbatiaux avec leurs murs de soutènement sur le Tarn, y compris l'hôtel de Paulo (actuel presbytère, 42 place Maurice-et-Eugénie-de-Guérin) (cad. BY 1 à 3, 5 à 7) : inscription par arrêté du 3 février 1994

Personnages clés

Frotaire Évêque d'Albi ayant fondé l'abbaye en 972
Robert Ier Abbé présent lors de la consécration de 972
Bernard Ier Abbé de l'abbaye Saint-Michel de Gaillac
Henri Abbé ayant assisté au concile de Lombers en 1165
Raymond d'Apremont de Roquecorne Abbé ultérieurement nommé évêque de Sarlat
Jean-Bernard de Coriolis Abbé de 1681 à 1752
Claude de Moulnoury Abbé ayant fait relever le logement abbatial entre 1636 et 1668
Roger de Latour Abbé de Gaillac dont l'écusson figure sur la clé de voûte d'une chapelle.
Antoine Rivalz Peintre du Christ en croix présent dans l'église.
Fortuné Dufau Auteur de la peinture Saint Vincent de Paul.
Louis Boulanger Peintre de la scène Judith.
Eugène Devéria Auteur de la statue de Saint Sébastien.
François Lucas Sculpteur du maître-autel reproduit de l'église Saint-Pierre des Chartreux à Toulouse.

Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Michel

L'abbaye Saint‑Michel de Gaillac, ancienne abbaye bénédictine implantée sur les rives du Tarn dans le département du Tarn, abrite aujourd'hui le musée de l'abbaye et de la vigne et du vin, tandis que l'église Saint‑Michel conserve sa fonction cultuelle. L'église est classée monument historique depuis 1840, et les vestiges de l'abbaye ont été inscrits par arrêté le 3 février 1994. L'abbaye est fondée en 972 lorsque l'évêque d'Albi Frotaire consacre l'autel et donne au monastère des terres et des églises; son implantation reprend l'emplacement d'une villa gallo‑romaine. Rien ne semble subsister de l'église primitive ; un édifice plus vaste est entrepris au XIIe siècle et les travaux sont achevés à la fin du XIVe siècle. Le domaine monacal se développe rapidement grâce à la mise en valeur des terres, d'abord pour des cultures vivrières puis par l'essor de la vigne héritée des Romains, et un port sur le Tarn permet l'exportation du vin vers Bordeaux. L'abbaye dépend d'abord de Saint‑Pierre de Moissac et, par extension, de Cluny ; en 1079 elle est rattachée à la Chaise‑Dieu, rattachement dont témoigne l'arrivée du Graduale Albiense. Relativement épargnée lors de la croisade des Albigeois, l'abbaye reprend son activité commerciale et finance des travaux, dont une reconstruction partielle en 1273. Le déclin commence avec la guerre de Cent Ans et la peste noire qui frappent Gaillac, provoquant une forte baisse de la population et l'interruption du commerce du vin. Les guerres de Religion entraînent des destructions : l'abbaye est saccagée et ses archives brûlées, puis elle est reconstruite et redécorée entre 1570 et 1620. Au XVIe siècle, l'abbaye est sécularisée : un chapitre de chanoines remplace la communauté tout en conservant le titre abbatial. L'abbé Claude de Moulnoury fait relever le logement abbatial entre 1636 et 1668. Pendant la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et réaffectés, notamment en magasin à fourrage, dortoir et garde‑meuble. Au XXe siècle la cave coopérative de Gaillac s'installe dans les bâtiments abbatiaux : elle loue d'abord les lieux en 1903, puis les achète en 1912 pour 30 000 francs et réalise pour 250 000 francs des travaux d'adaptation. Les locaux, vastes et partiellement voûtés, sont aménagés pour la vinification et la manutention avec un pavillon de réception, un pavillon d'expédition côté rue du Moulin, une voie Decauville et des monte‑charges. En 1921 est construit un chai contenant huit foudres. Lors des travaux du nouveau pont en 1940, la cave cède certains bâtiments en échange d'un terrain côté rue du Moulin et obtient l'autorisation d'aménager une terrasse pour un pavillon de dégustation. La même année, une salle de réunion du conseil est aménagée au premier étage d'une aile aujourd'hui disparue; elle reçoit un décor de Louis Cabanes réalisé par René Gaillard Lala, composé de panneaux autour d'un cep stylisé encadrant les blasons des communes fournissant la cave. Cabanes réalise également quatre grands tableaux aujourd'hui conservés dans le musée de l'abbaye. Les bâtiments restants ont été restaurés en 1997 et accueillent désormais le musée, consacré à l'archéologie, à la navigation sur le Tarn, au vignoble, au compagnonnage et aux traditions et arts populaires ; on y trouve aussi la Maison des Vins de Gaillac et un caveau de dégustation. Parmi les abbés attestés figurent Robert Ier, présent lors de la consécration de 972, Bernard Ier, Henri (qui assiste au concile de Lombers en 1165), Raymond d'Apremont de Roquecorne (ultérieurement nommé évêque de Sarlat) et Jean‑Bernard de Coriolis (1681‑1752).

Liens externes