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Abbaye Saint-Ruf de Valence dans la Drôme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Abbaye

Abbaye Saint-Ruf de Valence

  • 23 Rue Ambroise Paré
  • 26000 Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
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Abbaye Saint-Ruf de Valence
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Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Abbaye Saint-Ruf de Valence
Crédit photo : Kvardek du - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété du département
26000 Valence, 23 Rue Ambroise Paré

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1039
Fondation de la congrégation
1158
Acquisition de l'île de l'Épervière
1567
Destruction par les guerres de Religion
début XVIIe siècle
Reconstruction autour de Saint-James
1806
Transformation en temple protestant
17 mai 1921
Classement du temple protestant
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Temple protestant (ancienne église abbatiale) : classement par arrêté du 17 mai 1921 - Portail de l'ancienne cour d'honneur, situé rue Malizard (cad. non cadastré) ; façade sur la rue Sabaterie et toiture correspondante, ainsi que l'escalier intérieur monumental avec la cage en totalité du bâtiment abbatial situé 10-12, rue Sabaterie (cad. AB 47) : inscription par arrêté du 28 avril 1999

Personnages clés

Benoît Ier - Évêque d'Avignon Concession du lieu de culte en 1039.
Baron des Adrets - Chef protestant Détruit l'abbaye en 1567.
Jacques de Tardivon - Dernier abbé Construisit le palais abbatial au XVIIIe siècle.
Général Championnet - Militaire révolutionnaire Son cœur est conservé dans l'abside.

Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Ruf 

L'abbaye Saint-Ruf de Valence trouve ses origines dans la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Ruf, fondée à Avignon au XIe siècle. En 1039, une communauté de clercs s’installe dans un lieu de culte ruiné en périphérie d’Avignon, sous l’impulsion de l’évêque Benoît Ier. Ce mouvement réformateur influence de nombreuses communautés religieuses en Europe, notamment dans le sillon rhodanien. Les tensions avec le chapitre cathédral d’Avignon conduisent au transfert du chef d’ordre à Valence, dans la Drôme, au XIIe siècle.

En 1158, les chanoines acquièrent l’île de l’Épervière à Valence, un site insulaire délimité par le Rhône et des canaux locaux, où ils fondent une nouvelle abbaye. Ce lieu, bien que sujet aux inondations et à l’insécurité, reste le siège de l’ordre jusqu’aux guerres de Religion. Au XIIe siècle, une chapelle dédiée à la Madeleine y est attestée. L’abbaye joue un rôle clé comme étape sur la via Podiensis, route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, grâce à son église dédiée à saint Jacques (saint Jacme).

La destruction de l’abbaye de l’Épervière en 1567 par le baron des Adrets marque un tournant. Les chanoines choisissent de reconstruire leur établissement autour du prieuré Saint-James, dans la ville haute de Valence. Au début du XVIIe siècle, l’église romane est profondément remaniée, avec une nouvelle façade orientée à l’est. Au XVIIIe siècle, l’abbé Jacques de Tardivon érige un palais abbatial au nord de l’ensemble, peu avant la sécularisation de l’ordre.

Après la Révolution, l’église Saint-James devient le temple de l’Être Suprême, puis un temple protestant en 1806 par décret impérial. Le cœur du général Championnet y est conservé dans l’abside. L’ancien hôtel abbatial, transformé en préfecture en 1808, est partiellement détruit en 1944. Aujourd’hui, subsistent le temple protestant (classé en 1921), le portail de l’hôtel abbatial, et un escalier monumental du XVIIIe siècle, témoins de ce patrimoine religieux et historique.

Les éléments protégés incluent le temple protestant (ancienne église abbatiale), classé en 1921, ainsi que le portail de la cour d’honneur et la façade sur la rue Sabaterie, inscrits en 1999. Ces vestiges illustrent l’évolution architecturale et fonctionnelle du site, de l’abbaye médiévale au temple protestant actuel. Les sources historiques, comme les travaux de Justin Brun-Durand ou Ulysse Chevalier, documentent son importance dans l’histoire ecclésiastique du Dauphiné.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours