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Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise gothique
Côte-dor

Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland

    Abbaye Sainte-Marguerite
    21420 Bouilland
Propriété privée
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland
Crédit photo : Francois C - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1100
Fondation de l’abbaye
1358
Don de la léproserie de Meursault
XVIe siècle
Apogée et déclin
23 novembre 1970
Classement monument historique
1976
Prix *Chefs-d’œuvre en péril*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abbaye Sainte-Marguerite (ensemble des ruines de l'ancienne) (cad. C 12) : inscription par arrêté du 23 novembre 1970

Personnages clés

Seigneurs de Vergy - Fondateurs et bienfaiteurs Rapportèrent des reliques de sainte Marguerite.
Guillaume II de Thurey - Évêque d’Autun (1358) Donna la léproserie de Meursault.
Melchior de Saulx de Tavannes - Abbé (1630–1636) Vicomte, membre de l’ordre de Saint-Antoine.
Comte de Saint-Seine et Philippe Roelandt - Propriétaires modernes Soutiennent la restauration depuis 2000.

Origine et histoire

L'abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland fut fondée vers 1100 dans le vallon de Bouilland, sur les terres de la seigneurie de Vergy, par les puissants seigneurs locaux. Destinée à une soixantaine de chanoines de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine, elle avait pour mission de lutter contre les épidémies comme la peste ou le mal des ardents. Les seigneurs de Vergy, de retour des croisades, y déposèrent des reliques de sainte Marguerite, donnant son nom à l’abbaye. Son abbatiale, inspirée de la collégiale Notre-Dame de Beaune, symbolisait leur prestige et leur piété.

En 1358, l’évêque d’Autun Guillaume II de Thurey offrit à l’abbaye la léproserie de Meursault, chargeant les moines d’y soigner les malades. L’institution connut un âge d’or jusqu’au XVIe siècle, bénéficiant de donations abondantes. Cependant, à la Révolution française, réduite à un prêtre et quelques moines, elle fut vendue comme bien national. Abandonnée, ses ruines furent classées monuments historiques en 1970, marquant le début d’une lente restauration.

Depuis 1970, l’Association des amis de Sainte-Marguerite œuvre à la sauvegarde du site, avec le soutien de propriétaires successifs comme le comte de Saint-Seine ou Philippe Roelandt (depuis 2000). En 1976, l’abbaye remporta le premier prix de l’émission Chefs-d’œuvre en péril, mettant en lumière son patrimoine architectural. Aujourd’hui ouverte au public, elle témoigne de neuf siècles d’histoire hospitalière et religieuse en Bourgogne.

Parmi ses abbés notables, Melchior de Saulx de Tavannes (1630–1636), vicomte et membre influent de l’ordre de Saint-Antoine, marqua l’histoire du lieu. Son testament, rédigé en 1636, atteste de son attachement à cette abbaye, située à 15 km de Beaune. Les ruines, encore visibles, rappellent son rôle passé dans la lutte contre les maladies et la charité chrétienne.

Liens externes