Frise chronologique
vers 700
Fondation par sainte Odile
Fondation par sainte Odile
vers 700 (≈ 700)
Création pour les pèlerins du mont Sainte-Odile.
IXe siècle
Arrivée de la relique de la Sainte Croix
Arrivée de la relique de la Sainte Croix
IXe siècle (≈ 950)
Don de Charlemagne à Hugues de Tours.
1155-1180
Reconstruction par Frédéric Barberousse
Reconstruction par Frédéric Barberousse
1155-1180 (≈ 1168)
Après destruction par son père.
1525
Dévastation par les paysans
Dévastation par les paysans
1525 (≈ 1525)
Guerre des Paysans et Réforme protestante.
1542
Intégration au Grand Chapitre de Strasbourg
Intégration au Grand Chapitre de Strasbourg
1542 (≈ 1542)
Après incendie et déclin.
1846
Classement monument historique
Classement monument historique
1846 (≈ 1846)
Protection des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abbaye Niedermunster (ruines) : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Sainte Odile - Fondatrice de l'abbaye |
Créa Niedermunster pour les pèlerins. |
| Hugues de Tours - Donateur de la relique |
Offrit la Sainte Croix à l'abbaye. |
| Frédéric Barberousse - Reconstructeur de l'abbaye |
Rebâtit après destruction par son père. |
| Relinde - Abbesse reconstructrice |
Dirigea les travaux au XIIe siècle. |
| Herrade de Landsberg - Abbesse influente |
Fonda des prieurés et géra l'abbaye. |
| Félix Wolff - Archéologue et conservateur |
Fouilles et consolidation des ruines. |
Origine et histoire
L'abbaye Sainte-Marie de Niedermunster, située à 511 mètres d'altitude au pied du mont Sainte-Odile, fut fondée vers 700 par sainte Odile pour accueillir les pèlerins ne pouvant accéder à l'abbaye du mont Sainte-Odile. Jusqu'au XIIe siècle, elle partagea son patrimoine avec l'abbaye de Hohenbourg, avant de devenir autonome. En 1542, elle fut intégrée au domaine du Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg.
Au IXe siècle, l'arrivée d'une relique de la Sainte Croix, offerte par Charlemagne à Hugues de Tours, marqua un tournant. Cette relique, transportée par un chameau, fut vénérée jusqu'au XVIe siècle. L'abbaye connut une période de reconstruction au XIIe siècle sous l'impulsion de Frédéric Barberousse, après avoir été détruite par son père, Frédéric II de Souabe, lors de la Querelle des Investitures.
L'abbaye fut dévastée au XVIe siècle par la guerre des Paysans et deux incendies (1542 et 1572). Les ruines furent ensuite utilisées comme carrière de pierres pour diverses constructions locales. Les fouilles archéologiques du début du XXe siècle, menées par Félix Wolff, permirent de dégager des vestiges, dont des sépultures médiévales d'abbesses.
Parmi les vestiges subsistants, on trouve les ruines de l'église abbatiale et une métairie construite en 1758 avec des pierres réemployées. La chapelle Saint-Nicolas, restaurée au XIXe siècle, est classée monument historique depuis 1846. L'ermitage Saint-Jacques, fondé selon la légende en 803, fut également un lieu de pèlerinage jusqu'à la Révolution.
L'abbaye fut dirigée par plusieurs abbesses notables, dont Relinde et Herrade de Landsberg, qui jouèrent un rôle clé dans sa reconstruction au XIIe siècle. Les donations, comme celle d'Henri de Meistratzheim, enrichirent son patrimoine jusqu'à son déclin définitif au XVIe siècle.