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Abbaye de Divielle dans les Landes

Landes

Abbaye de Divielle

    1514 Route de l'Abbaye
    40180 Goos
Original téléversé par Marclat sur Wikipédia français.

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle (ou fin XIe)
Fondation cistercienne
1569
Incendie huguenot
1642
Enquête royale
1791
Dissolution révolutionnaire
1869
Réinstallation trappiste
1932
Départ définitif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Bertrand de Compaigne - Chroniqueur et faussaire Auteur d’une charte falsifiée (VIIe siècle).
Bertrand de Baylenx - Abbé au XVIIe siècle Demande une enquête pour rétablir les droits.
Montgomery - Chef huguenot Responsable de l’incendie de 1569.
Mme Domenger de Mugron - Acquéreuse en 1791 Achat de l’abbaye pour 41 900 livres.

Origine et histoire

L’abbaye de Divielle, située à Goos dans les Landes, est fondée par les cisterciens probablement au XIIe siècle, voire à la fin du XIe. Occupée successivement par les bénédictins puis les prémontrés, elle subit un incendie en 1569 par les huguenots de Montgomery, détruisant ses archives. Au XVIIe siècle, une charte falsifiée par Bertrand de Compaigne tente de dater sa fondation au VIIe siècle, mais ce document s’avère être un faux. Reconstruite, l’abbaye connaît une prospérité relative malgré un déclin démographique (5 religieux en 1767).

Dissoute en 1791 et vendue comme bien national, elle devient une ferme avant d’être rétrocédée à l’évêché d’Aire-sur-Adour et de Dax en 1869. Les trappistes de Melleray s’y réinstallent, développant une exploitation agricole moderne (céréales, vignes, fromage) jusqu’à leur départ en 1932. Les bâtiments, abandonnés dans les années 1950, sont partiellement démantelés pour construire un pont local. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines : pans de murs, ouvertures à meneaux et vestiges du cloître.

L’architecture initiale, typiquement cistercienne, organisait autour du cloître des espaces comme la salle capitulaire (avec des fenêtres ogivales du XIIIe siècle), le réfectoire, ou le dortoir du XVIIe. Des éléments du XIIe siècle, comme des fenêtres en plein cintre, sont réemployés. Une anecdote locale raconte que les moines, pour éviter de dépendre de Préchacq-les-Bains, détournèrent le cours du Louts, modifiant la frontière communale.

Au XIIIe siècle, l’abbaye dépendait de l’abbaye de la Case-Dieu et possédait des seigneuries (Préchacq, Goos), des granges, des prieurés (Seyresse, Le Sen) et des hôpitaux (Boos, Saint-Just-Ibarre). Son domaine s’étendait sur une quinzaine de paroisses, avec des droits féodaux et des dimes. La dissolution révolutionnaire marque la fin de son rôle religieux, avant sa brève renaissance trappiste au XIXe siècle.

Liens externes