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Abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle à Saint-Wandrille-Rançon en Seine-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane et gothique
Seine-Maritime

Abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle

    2 Rue Saint-Jacques
    76490 Saint-Wandrille-Rançon

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1000
1500
1600
1700
1800
1900
2000
649
Fondation de l'abbaye
841 et 862
Raids vikings
960
Restauration de l'abbaye
1562
Pillage par les huguenots
1790
Vente comme bien national
1894
Retour des moines bénédictins
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Saint Wandrille - Fondateur de l'abbaye Moine qui établit l'abbaye en 649.
Saint Ansbert - Abbé (678-690) Construisit un hôpital pour les pauvres.
Anségise de Fontenelle - Abbé (823-830) Entreprit d'importants travaux architecturaux.
Richard Ier de Normandie - Duc de Normandie (Xe siècle) Soutint la restauration de l'abbaye en 960.
Marquis George de Stacpoole - Propriétaire et restaurateur (XIXe siècle) Racheta et restaura l'abbaye en 1863.
Dom Joseph Pothier - Abbé (1898-1923) Restaura le chant grégorien à Saint-Wandrille.

Origine et histoire

L'abbaye Saint-Wandrille, anciennement abbaye de Fontenelle, est une abbaye bénédictine située à Saint-Wandrille-Rançon, en Seine-Maritime, en Normandie. Fondée en 649 par saint Wandrille sur un domaine gallo-romain concédé par le roi Clovis II, elle devient un centre monastique majeur sous les Mérovingiens et les Carolingiens. L'abbaye connaît trois périodes de destruction : les raids vikings (IXe siècle), les guerres de Religion (XVIe siècle), et la Révolution française (1790). Malgré ces épreuves, elle est reconstruite à plusieurs reprises, notamment grâce aux moines mauristes au XVIIe siècle.

La fondation de l'abbaye est liée à saint Wandrille, qui y établit une communauté monastique stricte, refusant les dons extérieurs. Les premiers bâtiments, dont des églises dédiées à saint Pierre, saint Paul et saint Laurent, sont construits entre 650 et 668. L'abbaye se distingue par sa bibliothèque, contenant des œuvres de saint Grégoire Ier et la règle de saint Colomban. Sous l'abbatiat de saint Ansbert (678-690), un hôpital pour les pauvres est ajouté. L'abbaye prospère jusqu'aux raids vikings, qui la détruisent en 841 et 862, forçant les moines à fuir avec leurs reliques.

Après une période d'abandon, l'abbaye est restaurée en 960 sous l'impulsion de Richard Ier, duc de Normandie, et de Gérard de Brogne. Les moines reviennent et reconstruisent les bâtiments, mais l'abbaye subit de nouveaux dommages pendant les guerres de Religion (1562) et la Révolution française (1790), où elle est vendue comme bien national. Au XIXe siècle, elle est rachetée par le marquis de Stacpoole, qui entreprend des travaux de restauration avant de la céder à des moines bénédictins en 1894. Depuis 1931, l'abbaye est de nouveau un lieu de vie monastique active.

L'abbaye est classée monument historique en 1862, puis par arrêtés en 1914 et 1995. Son cloître gothique, unique en Haute-Normandie, et son réfectoire du XIe siècle sont parmi les éléments les plus remarquables. Aujourd'hui, les moines bénédictins y perpétuent une vie de prière et de travail, tout en accueillant des visiteurs et en produisant des biens monastiques, comme une bière artisanale. L'abbaye reste un témoignage vivant de l'histoire monastique française.

Les activités actuelles des moines incluent la prière liturgique sept fois par jour, l'accueil d'hôtes en quête de recueillement, et la production de produits monastiques (miels, produits d'entretien, bière). L'abbaye abrite également des ateliers de restauration d'œuvres d'art et une maison d'édition. Malgré les destructions subies au fil des siècles, elle conserve des éléments architecturaux majeurs, comme la chapelle Saint-Saturnin (Xe-XIe siècle) et les bâtiments conventuels des XVIIe et XVIIIe siècles.

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