Frise chronologique
15 000–9 000 av. J.-C.
Période d'occupation magdalénienne
Période d'occupation magdalénienne
15 000–9 000 av. J.-C. (≈ 0)
Datation estimée de l'Homme de Chancelade.
1888
Découverte de l'Homme de Chancelade
Découverte de l'Homme de Chancelade
1888 (≈ 1888)
Squelette humain presque entier analysé par Léo Testut.
20 août 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
20 août 1926 (≈ 1926)
Protection de l'abri et des parcelles environnantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'abri de Raymonden I et les parcelles de terrain (cad. AR 107, 110) : classement par décret du 20 août 1926
Personnages clés
| Léo Testut - Anatomiste |
A analysé le squelette de l'Homme de Chancelade. |
Origine et histoire
L'abri de Raymonden I, situé à Chancelade en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), est un site archéologique majeur du Paléolithique supérieur. Il a été classé monument historique par décret le 20 août 1926, protégeant ainsi l'abri et les parcelles de terrain environnantes (cadastre AR 107, 110). Ce site est mondialement connu pour la découverte en 1888 d’un squelette humain quasi complet, analysé par l’anatomiste Léo Testut. Ce squelette, baptisé Homme de Chancelade, date d’entre 15 000 et 9 000 ans av. J.-C. et constitue un témoignage exceptionnel des populations magdaléniennes de la région.
La découverte de l’Homme de Chancelade a marqué un tournant dans l’étude de la préhistoire européenne. Ce spécimen, associé à des outils et des objets de la culture magdalénienne, a permis de mieux comprendre les modes de vie, les pratiques funéraires et les caractéristiques physiques des humains de cette époque. Le site s’inscrit dans un contexte géologique riche, avec des couches datées du Quaternaire et du Mésozoïque, typiques du Bassin aquitain. La région, traversée par l’Isle et la Beauronne, offrait alors des ressources abondantes pour les communautés préhistoriques.
Chancelade, outre son importance préhistorique, est également connue pour son abbaye Notre-Dame, fondée au XIIe siècle et reconstruite au XVIIe siècle. Cependant, l’abri de Raymonden I reste un symbole clé du patrimoine paléolithique français, attirant chercheurs et passionnés d’archéologie. Son classement comme monument historique souligne son rôle dans la préservation de la mémoire des premières sociétés humaines en Europe. Les fouilles et études menées sur ce site continuent d’enrichir les connaissances sur cette période charnière de l’histoire humaine.