Frise chronologique
Paléolithique supérieur
Occupation gravettienne et solutréenne
Occupation gravettienne et solutréenne
Paléolithique supérieur (≈ 1505000 av. J.-C.)
Outils et foyers découverts en 1956.
Âge du bronze
Céramiques caractéristiques
Céramiques caractéristiques
Âge du bronze (≈ 1500 av. J.-C.)
Tessons nommés « céramique du Bois-du-Roc ».
1956
Étude des déblais
Étude des déblais
1956 (≈ 1956)
Découverte des trois niveaux archéologiques.
22 avril 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 avril 1991 (≈ 1991)
Protection des gisements du bois du Roc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| André Ragout - Découvreur du site |
Identifia l'abri avant sa mort en 1940. |
| Lionel Balout - Archéologue |
Fouilles de 1957 mentionnées en référence. |
Origine et histoire
L'Abri du Bois-du-Roc, aussi appelé Abri André Ragout, est un site préhistorique situé dans la commune de Vilhonneur, en Charente (Nouvelle-Aquitaine). Il se trouve sur les buttes calcaires dominant la rive gauche de la Tardoire, à proximité de la grotte du Placard et d'autres abris comme la grotte du Chasseur. Le site, repéré par André Ragout, a été partiellement détruit avant d'être étudié en 1956, révélant trois niveaux archéologiques : Gravettien, Solutréen et Âge du bronze.
L'abri, aujourd'hui partiellement effondré, a livré des objets caractéristiques de chaque période. La couche supérieure contient des os de renne et des éléments de l'Âge du bronze, tandis que les niveaux inférieurs révèlent des foyers du Solutréen et des outils du Gravettien, dont 99 burins de Noailles. Ces artefacts, comme les pointes à cran et les céramiques typiques, attestent d'une occupation humaine continue sur plusieurs millénaires.
Les fouilles de 1956 ont permis de découvrir des outils en silex, quartz et jaspe, ainsi que des parures (dents percées, coquillages, aiguilles en os). Le site, inscrit aux monuments historiques en 1991, illustre l'importance de la région charentaise pour la recherche sur le Paléolithique supérieur. Les gisements du bois du Roc, incluant cet abri, sont protégés pour leur valeur archéologique exceptionnelle.
L'abri du Bois-du-Roc est associé à d'autres sites proches, comme la grotte du Placard, située à moins d'un kilomètre. Ces ensembles forment un paysage préhistorique cohérent, marqué par des occupations successives et des échanges culturels. Les burins de Noailles, parmi les plus petits outils du Paléolithique, y ont été trouvés en grand nombre, confirmant son rôle clé dans l'étude des technologies anciennes.
Aujourd'hui, le site reste un témoignage majeur des modes de vie préhistoriques en Nouvelle-Aquitaine. Son inscription en 1991 vise à préserver les vestiges menacés par l'érosion et les pillages passés. Les céramiques du Bois-du-Roc, typiques de l'Âge du bronze, ont même donné leur nom à un style régional, soulignant l'importance scientifique du lieu.