Frise chronologique
Chalcolithique, Néolithique
Périodes d'occupation
Périodes d'occupation
Chalcolithique, Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Traces archéologiques majeures sur le site.
1867
Signalement du site
Signalement du site
1867 (≈ 1867)
Premier signalement par Adrien Arcelin.
1913
Premières fouilles
Premières fouilles
1913 (≈ 1913)
Fouilles par L. Mayet et J. Pissot.
1946
Classement monument historique
Classement monument historique
1946 (≈ 1946)
Inscription au titre des monuments historiques.
1948
Nouvelle campagne de fouilles
Nouvelle campagne de fouilles
1948 (≈ 1948)
Fouilles dirigées par H. Movius.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abri sous roche de la Colombière (cad. C 1109, 1121, 1122) : inscription par arrêté du 28 décembre 1946
Personnages clés
| Adrien Arcelin - Découvreur du site |
A signalé la grotte en 1867. |
| L. Mayet et J. Pissot - Archéologues |
Fouilles en 1913, découverte d'art magdalénien. |
| H. Movius - Archéologue |
Fouilles à partir de 1948, stratigraphie. |
Origine et histoire
L’abri sous roche de la Colombière, situé à Neuville-sur-Ain dans le massif du Jura, est un site archéologique majeur des périodes Chalcolithique et Néolithique. Classé pour son gisement d’artefacts préhistoriques, il a été signalé dès 1867 par Adrien Arcelin, puis fouillé en 1913 par L. Mayet et J. Pissot, révélant une industrie magdalénienne et des gravures sur galets et os de mammouth, dont la première représentation anthropomorphe connue.
Les fouilles menées à partir de 1948 par H. Movius ont permis d’établir une stratigraphie fiable et de découvrir un dixième galet gravé. Le site a suscité des débats sur les sépultures paléolithiques et l’interprétation de l’art mobilier, notamment avec la grotte des Hoteaux à Rossillon. Ces controverses ont marqué l’histoire de l’archéologie française.
Bien que situé sur une propriété privée et inaccessible au public, l’abri est visible depuis un chemin piéton reliant Neuville-sur-Ain à Poncin. Il est protégé depuis 1946 au titre des monuments historiques et bénéficie de mesures de conservation en tant que site naturel classé et inscrit. Son porche, théâtre des fouilles, domine la rivière d’Ain, offrant un cadre emblématique pour l’étude de la Préhistoire.
Sous son vaste porche, une galerie spéléologique de quelques dizaines de mètres, accessible par un ressaut de 3 mètres, se termine par un comblement. Ce site illustre à la fois l’importance archéologique et géologique du massif du Jura, tout en restant un lieu mystérieux et préservé.
Les artefacts découverts, notamment les galets gravés, ont alimenté des hypothèses variées, allant de « carnets de croquis » préhistoriques à des objets propitiatoires liés à la chasse. Ces interprétations reflètent la richesse symbolique et culturelle des sociétés paléolithiques installées dans cette région.
La grotte de la Colombière, avec son historique de fouilles et ses protections juridiques, incarne un patrimoine archéologique exceptionnel, témoignant de l’occupation humaine ancienne dans le département de l’Ain et plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes.