Frise chronologique
Paléolithique
Occupation préhistorique
Occupation préhistorique
Paléolithique (≈ 1505000 av. J.-C.)
Traces humaines dans les abris sous roche.
1840
Classement des châteaux voisins
Classement des châteaux voisins
1840 (≈ 1840)
Protection des châteaux médiévaux associés.
20 mars 1996
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
20 mars 1996 (≈ 1996)
Protection des quatre abris (Montastruc, Gandil, Lafaye, Plantade).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abri Montastruc (cad. G 406) ; abri Gandil (cad. G 407) ; abri Lafaye (cad. G 409) ; abri Plantade (cad. G 410) : inscription par arrêté du 20 mars 1996
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage clé identifié |
Les sources ne mentionnent pas de figure historique liée aux abris. |
Origine et histoire
Les abris sous roche du château de Bruniquel, situés sur la commune de Bruniquel en Occitanie, forment un site archéologique inscrit depuis 1996. Ces quatre cavités (Montastruc, Gandil, Lafaye et Plantade) datent du Paléolithique, révélant des traces d’occupation humaine précoce. Leur proximité avec les châteaux médiévaux perchés sur une falaise de 90 mètres au-dessus de l’Aveyron souligne la continuité historique du site, marqué par une stratification des époques, de la Préhistoire au Moyen Âge.
Le site est indissociable de l’ensemble castral de Bruniquel, construit à partir du XIe siècle sur un piton rocheux dominant le confluent de l’Aveyron et de la Vère. Bien que les abris eux-mêmes soient antérieurs de plusieurs millénaires, leur découverte et leur protection (inscription en 1996) s’inscrivent dans une valorisation plus large du patrimoine local, incluant les châteaux classés dès 1840. Les fouilles archéologiques, comme celles mentionnées dans le Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne (1991), ont mis au jour des artefacts préhistoriques, surnommés les « trésors de Bruniquel ».
Les abris sont intégrés à un paysage façonné par l’érosion et l’histoire humaine, où la falaise a servi successivement de refuge préhistorique, de site défensif romain (selon la légende liée à Brunehaut), puis de fondation pour les châteaux médiévaux. Leur préservation permet d’étudier les modes de vie paléolithiques dans une région plus tard marquée par les conflits religieux (guerres de Religion) et les querelles seigneuriales entre les deux châteaux rivaux. Aujourd’hui, le « château jeune » abrite une salle dédiée à ces découvertes préhistoriques, créant un lien tangible entre les époques.
Contrairement aux châteaux, dont l’histoire est documentée depuis le Moyen Âge (vicomté de Bruniquel, comtes de Toulouse, familles de Comminges), les abris sous roche restent moins étudiés dans les sources écrites. Leur inscription au titre des monuments historiques en 1996 reflète une reconnaissance tardive de leur valeur, alors que les châteaux étaient déjà protégés depuis 1840. Les coordonnées cadastrales (parcelles G 406 à G 410) et leur localisation précise près du chemin des Istournels attestent de leur ancrage dans le territoire communal.
La gestion des abris s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique patrimoniale plus large, portée par la municipalité depuis l’acquisition des châteaux en 1987. Bien que les restaurations se concentrent principalement sur les édifices médiévaux, les abris bénéficient d’une protection juridique et d’une mise en valeur via les visites touristiques. Leur inclusion dans le parcours de visite des châteaux, notamment à travers la salle préhistorique du « château jeune », illustre la volonté de mettre en lumière cette strate ancienne de l’histoire locale.
Enfin, les abris de Bruniquel s’inscrivent dans un réseau de sites préhistoriques régionaux, comme ceux mentionnés dans les travaux de Christian Remy (Bulletin monumental, 2022). Leur étude contribue à une meilleure compréhension des occupations humaines en Quercy pendant le Paléolithique, dans un contexte géographique marqué par les gorges de l’Aveyron et les plateaux calcaires propices aux habitats troglodytiques. Leur préservation reste un enjeu pour les archéologues et les acteurs locaux, soucieux de concilier tourisme et recherche scientifique.