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Aqueduc gallo-romain de l'Yzeron à Craponne dans le Rhône

Rhône

Aqueduc gallo-romain de l'Yzeron

    67 Voie Romaine
    69290 Craponne
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Aqueduc gallo-romain de lYzeron
Crédit photo : User:Otourly - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Entre 21 av. J.-C. et 30 apr. J.-C.
Construction de l'aqueduc
Vers 9 av. J.-C.
Hypothèse de construction sous Auguste
1520
Première mention par Pierre Sala
1862
Identification par Jérôme Chipier
1908
Étude décisive de Montauzan
1982
Classement des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux piles (cad. U 3410) : inscription par arrêté du 15 mars 1982

Personnages clés

Pierre Sala - Historien lyonnais (XVIe siècle) Premier à décrire les tourillons
Jérôme Chipier - Archéologue (XIXe siècle) Identifie l’aqueduc de l’Yzeron en 1862
Baron Achille Raverat - Cartographe (XIXe siècle) Établit son tracé en 1887
Camille Germain de Montauzan - Archéologue (XXe siècle) Confirme son rôle en 1908
François Gabut - Historien sceptique (XIXe siècle) Conteste son existence jusqu’en 1908

Origine et histoire

L’aqueduc de l'Yzeron, parfois appelé aqueduc de Craponne, est l’un des quatre aqueducs antiques desservant Lugdunum (Lyon). Contrairement aux autres, il se distingue par sa structure ramifiée, captant l’eau du bassin de l’Yzeron et de ses affluents. Ses branches confluent à Grézieu-la-Varenne et Craponne, où subsistent les vestiges des tourillons, vestiges d’un siphon double avec réservoir intermédiaire. Sa construction, datée entre 21 av. J.-C. et 30 apr. J.-C., en fait le deuxième aqueduc lyonnais chronologiquement, bâti sous Auguste.

L’existence de cet aqueduc a longtemps été controversée. Dès 1520, Pierre Sala évoque les « tour raix » (tourillons) comme des restes d’aqueducs, mais Guillaume Delorme (1760) et François Gabut (1880) les jugent imaginaires ou liés à des villas rurales. Jérôme Chipier (1862) et le baron Raverat (1887) défendent son tracé, avant que Germain de Montauzan ne confirme en 1908 son rôle dans l’alimentation de Lugdunum. Les études récentes (2023), combinant carbone 14 et dendrochronologie, confirment sa construction autour du changement d’ère.

D’une longueur de 26 à 40 km selon les branches, l’aqueduc partait d’une altitude de 710 à 715 mètres, nécessitant des chutes brise-pente pour limiter l’usure. Son débit estimé entre 12 000 et 15 000 m3/jour arrivait dans l’actuel quartier lyonnais du Point-du-Jour. Les vestiges classés (1982) à Craponne, comme les deux piles des tourillons, illustrent son système de siphons successifs, unique parmi les aqueducs lyonnais.

L’ouvrage traverse huit communes, dont Yzeron, Vaugneray, et Francheville, avant d’atteindre Lyon. Son tracé, étudié par Montauzan, révèle une ingénierie adaptée à un relief accidenté, avec des captations multiples (Pollionnay, Vaugneray). Malgré des débats initiaux sur sa destination, son rôle dans l’approvisionnement urbain de Lugdunum est aujourd’hui admis, complétant celui des aqueducs du Gier, de la Brévenne et des Monts d’Or.

Liens externes